Les parures de la tête du Sinai
publié par Musée du Centre des Arts de la Bibliotheca Alexandrina

ID :1704

Pays : Egypte

Thèmes : Aucun thème

Mots-clef : Aucun mot-clef

Description générale

Dans les régions désertiques égyptiennes, l’utilisation des parures confectionnées en fil de laine (fournie par les chameaux et les moutons élevés dans les régions locales) est très répandue. Les femmes ont recours à ce genre particulier de parure à cause de la pauvreté des ressources économiques et de la difficulté d’obtenir des matériaux de prix élevé, tel l’argent et l’or, métaux précieux qu’il est difficile aux femmes des classes basses et moyennes d’acquérir. Les femmes bédouines utilisent ces parures dans la vie quotidienne dans un but d’embellissement. Celles-ci représentent un palliatif convenable, confectionné avec soin, des cheveux de la femme, que les valeurs culturelles obligent à couvrir et à dérober aux regards des étrangers. En effet il est interdit à tout hommes de ces sociétés, qui imposent la séparation des deux sexes lors des diverses activités, festivités et rituels, de voir les cheveux de toute femme qui ne serait pas la sienne, sa sœur, sa mère ou sa fille ; seuls les liens de sang sont habilités à enfreindre les interdictions religieuses et culturelles. Les femmes excellent dans le filage et la teinture des ces parures qui compensent leur incapacité de faire paraître la beauté de leurs cheveux naturels. Quelques-unes prolongent volontairement ces parures le plus loin possible sur la poitrine, dans une tentative de faire croire que la femme ou la jeune fille porte les cheveux très longs, car une longue chevelure constitue un des critères culturels de la beauté dans ces sociétés. Les cheveux de la femme et de la jeune fille sont tressés en une longue natte ’Dafira’, d’où les appellations données à ces parures pour évoquer la fonction qu’elles remplissent. Parmi ces appellations qui présentent de légères différences, citons : ’Al Agayesse’, ’Al Agousse’ et ’Al Shamarikh’ qui toutes renvoient au geste de tresser. Avec ces parures, les femmes utilisent quelquefois de lourd anneaux en métal pensant qu’ils attireraient leurs cheveux vers le bas et contribueraient à les allonger ou au moins à donner une impression de longueur. La plupart de ces parures en laine possèdent des franges que les femmes s’évertuent en confectionnant de rendre mobiles de façon à accompagner chacun de leur geste et de leur conférer ainsi plus d’attrait.


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