Les Oasis
publié par Musée du Centre des Arts de la Bibliotheca Alexandrina

ID :1301

Pays : Egypte

Datation :20 siècle

Thèmes : Paysages et territoires
Vêtements et parures

Mots-clef : Aucun mot-clef

Description générale

Les Oasis

Les oasis sont des espaces cultivées au sein des terrains désertiques. Quelques uns sont situés dans le Gouvernorat d’ ’Al Wadi Al Guedid’ en Egypte, le plus grand des gouvernorats égyptiens de point de vue superficie. Il comporte grand nombre d’oasis dont ’Al Dakhla’, ’Al Kharga’ et ’Al Farafera’, situés tous à l’ouest du Nil. Ils constituent une région frontalière s’étendant au sud jusqu’au Soudan et à l’ouest jusqu’à la Libye.

Les oasis se concentrent autour des ressources des eaux souterraines provenant des puits et des sources. C’est la raison pour laquelle les communautés démographiques s’étalent sur des régions situées à grande distance l’une de l’autre. Les habitants y vivent dans des logements fixes dans des villages traditionnels ou modernes. Ils constituent ainsi des sociétés stables vivant sur l’agriculture, qui est la profession principale de la majorité des habitants.

Chaque oasis comporte plusieurs villages. Ces sociétés agricoles stables présentent des racines civilisationnelles communes avec la civilisation de l’Ancienne Egypte tout au long de ses différentes époques. Ceci est confirmé par la présence de sites pharaoniques, coptes et islamiques dans différents endroits de la région.

Quelques industries traditionnelles sont pratiquées dans les oasis telle la fabrication d’objets en terre cuite, de nattes et de paniers, ainsi que celles relatives au séchage et à l’empaquetage des dattes.

L’habit traditionnel des femmes dans les Oasis

L’habit traditionnel féminin représente un style culturel particulier du patrimoine non matériel au Gouvernorat d’’Al Ouadi Al Guedid’, car il reflète de nombreux héritages culturels traditionnels représentés dans les couleurs de ses décorations et de ses motifs. Les femmes portent ainsi dans leurs habits les coutumes, les croyances et les arts de ses sociétés.

Il est confectionné dans un tissu noir en coton, sur lequel est brodé en fils colorés en soie et en coton selon la classe sociale de la femme qui le porte et de sa famille. La broderie est une tâche pratiquée uniquement par les femmes - jamais par les hommes- qui s’entraident entre cousines, voisines et amies. Par le passé, elle était effectuée par des professionnelles en contre partie d’une rémunération. La broderie d’une robe nécessite une longue durée qui dépend de la richesse et de la qualité de l’ouvrage demandé, fonction à leur tour du statut de la femme qui va porter la robe, ainsi que de l’occasion pour laquelle celle-ci est destinée. Il était fréquent dans le passé de voir un groupe de femmes rassemblées autour d’une seule robe pour la broder.

D’une façon générale, la robe traditionnelle de la femme dans les oasis est désignée par ’la robe’ tout court sans aucune allusion à son genre.

Les robes traditionnelles ne sont pas faites pour la vie de tous les jours. Elles sont destinées à être portées lors des diverses occasions et des visites sociales importantes où il est demandé de se faire voir et de se parader.

Les robes noires brodées ne sont pas portées par les jeunes filles mais exclusivement par les femmes mariées, ainsi que celles qui appartiennent à la haute société, étant donné que le coût de leur confection est relativement élevé pour le niveau de vie dans les Oasis. Elles sont essentiellement portées lors d’occasions festives tels les fêtes et les mariages.

La broderie est concentrée sur le corsage de la robe, les épaules, les manches et les côtés, ainsi que sur le dos où elle prend naissance à la taille et descend jusqu’au bas de la robe.

Des pièces métalliques ’semblables aux pièces de monnaie’ représentent un élément décoratif essentiel dans la broderie et sont posées en rangées sur le devant de la robe. Des boutons blancs sont également utilisés pour rehausser la décoration de celle-ci en plus de la broderie et des pièces métalliques dans certaines robes.

Le couvre–tête

Le couvre-tête traditionnel dans les Oasis est appelé ’Al wagah’ ou ’Al kanaa’ ou ’la Fouta’. Ces noms désignent les diverses variétés de couvre-tête, dont la longueur varie entre 2 m et 2,5 m et qui tombent tout au long du dos de la femme, cachant quasiment toute la robe à l’exception du bas de la robe sur lequel se trouve les broderies.

Au dessous du couvre-tête traditionnel se trouve un autre en soie, de forme triangulaire dont le devant est décoré par des pièces de monnaie métalliques rondes. Ce deuxième couvre-tête qui aide à fixer le premier porte le nom de ’Al Telfina’.

Les femmes des Oasis ne se couvrent pas le visage en permanence. Ce n’est qu’en présence d’hommes étrangers qu’elles le font en tirant le couvre-tête pour le cacher à leurs regards.

Où peut-on le trouver ?

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