Patrimoines en Mouvement (2009): Découvrir des cultures à travers leurs objets

Date : 8 mars 2018

De mars 2009 à mars 2011, l’association Ethnologues en Herbe a coordonné, avec l’appui du Fonds Francophone des Inforoutes, le projet « Patrimoines en Mouvement ». Celui-ci rassemble des institutions culturelles et des musées d’ethnologie de différents pays autour de la création d’un musée virtuel: ils peuvent y exposer les objets de leur choix, rassemblés autour de thématiques communes à toutes les cultures.

En donnant accès à ces objets témoignant d’un héritage culturel, les musées d’ethnologie préservent des formes anciennes et contemporaines de patrimoines, sans cesses réinventées à travers diverses variations.

Cette plate-forme se veut avant tout une ressource pour l’éducation à la diversité des patrimoines culturels et est destinée à être utilisée au cours des ateliers d’ethnographie animés en milieux scolaires par l’association et ses partenaires muséaux.

Ci-dessous, nous vous proposons de découvrir un échantillon des objets proposés par le musée ethnographique Alexandre Senou Adande (Bénin), le musée ethnographique de Sofia (Bulgarie), le musée de la Civilisation (Québec), le musée du Centre des Arts de la Biblioteca Alexandrina (Egypte) et par le musée d’ethnographie du Vietnam. Ces objets illustrent différentes façons de faire et de vivre, différentes manières de se vêtir, d’habiter, de manger, etc. Ces activités quotidiennes, présentes dans toutes les cultures, ne s’effectuent pas de la même manière et les objets présentés en témoignent.

jpg/francophonie.jpg Pour accèder aux galleries complétes des objets mis en ligne par les musées, rendez-vous sur notre galerie « Comprendre les cultures ».

Tout le monde s’habille et se pare, mais…

…pas de la même manière

Les hommes et les femmes de tous les pays s’ornent le corps, que ce soit de vêtements, de bijoux, de peinture ou de maquillage. Ils portent des parures visant à rendre plus beau, à afficher son statut social, à cacher son corps au regard ou bien à se protéger de forces maléfiques. Ci-dessous, les ethnologues en herbe vous présentent des boucles d’oreilles du Vietnam, une boucle de ceinture de Bulgarie ainsi que différentes parures de perles provenant d’Égypte.

  • VIETNAM - Boucles d’oreilles en ivoire des femmes MaCes boucles d’oreilles sont des parures en ivoire portées par les femmes Ma du Vietnam (centre du Vietnam). Elles ont la forme d’un cylindre dont la partie médiane est un peu moins volumineuse que les extrémités. Elles sont si lourdes qu’elles peuvent étirer les oreilles parfois jusqu’aux épaules. Elles peuvent être utilisées quotidiennement, mais surtout à l’occasion de fêtes et de rituels.
  • VIETNAM - Boucles d’oreilles en ivoire des femmes MaL’ivoire est considéré comme une matière précieuse. Plus la couleur de l’ ivoire de ces boucles d’oreilles est claire et naturelle, plus elle fait ressortir la valeur de l’objet et donc la richesse de la famille propriétaire.
  • BULGARIE - Boucle d'OrCette boucle de ceinture pour femme est ornée de figures de dragon et d’un motif végétal au centre, avec un oiseau. La figure repoussante du dragon est censée agir comme une amulette et protéger les jeunes filles du mauvais oeil, en effrayant les personnes qui la regardent. Selon le costume porté, les boucles peuvent avoir une forme différente, arrondie ou ellipsoïdale et être d’un métal différent (bronze, argent, coucher d’or ou incrustation de nacre). Appelées « boucles d’or » dans les chants populaires, elles font partie de la ceinture, élément indispensable du costume féminin. Elles permettaient aussi d’informer sur le statut social de la femme et la région où elle habitait. Les boucles de ceinture constituent un objet personnel transmis de génération en génération. Les boucles de ceinture sont populaires dans toute la Bulgarie, mais aussi dans d’autres pays balkaniques. Celles-ci viennent de la région de Sofia et étaient utilisée au 19ème et 20ème siècle.
  • Egypte - Collier en perleLes femmes utilisent des parures en perles de couleurs et en coquillages. Ces bijoux nécessitent moins de moyen que les parures en or ou en métal. Les perles, majoritairement en plastique, sont peu chères et se trouvent en abondance dans les souks.
  • Egypte - collier en perlesLes femmes en font de magnifiques bijoux qui comportent des éléments décoratifs dont l’un des plus important est le triangle, motif qui conjure le sort et protège contre le mauvais œil.
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  • Egypte - collier en perle
VIETNAM - Boucles d’oreilles en ivoire des femmes Ma1 VIETNAM - Boucles d’oreilles en ivoire des femmes Ma2 BULGARIE - Boucle d'Or3 Egypte - Collier en perle4 Egypte - collier en perles5 Egypte - Colliers en perle6 Egypte - collier en perle7
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Vêtements:

  • Chemise brodée (Bulgarie)Les chemises de femmes bulgares étaient le plus souvent en tissus de chanvre, de lin ou mélangées avec du coton. Elles étaient souvent richement brodées et colorées sur les parties proches des parties découvertes du corps (les pieds, les bras, le cou, la poitrine). En effet, ces broderies étaient considérées comme protégeant du mauvais-oeil, notamment grâce à leur couleur rouge. De plus, la broderie attire le regard par ses vives couleurs, par l’esthétique et la beauté de ses ornements.
  • Chemise brodée (Bulgarie)Si le rouge est la couleur de base de la broderie et symbolise le soleil et sa lumière vivifiante, le jaune, couleur de l'or éternel, est aussi utilisé ainsi que le noir, couleur de la terre et du monde souterrain. Enfin, on y trouve également du bleu, couleur protectrice. Ces couleurs peuvent former des motifs de losanges, symbole du féminin et du champ labouré et semé, entourés de rosettes, symbole du masculin et du soleil. Leur rencontre exprime le mariage entre le ciel et la terre qui crée la fertilité. Ainsi, ces chemises sont portées toute l'année par les femmes en âge de procréer (de 15 à 50 ans).
  • Chemise brodée (Bulgarie)La chemise brodée est un objet personnel. Elle est sujette à la magie, ce qui peut nuire à la santé et au bonheur de la femme à qui elle appartient: c’est pour cela qu’elle est bien gardée dans un coffre. La broderie est utilisée pour décorer les vêtements dans tout le territoire ethnique bulgare, mais les motifs et les couleurs varient et composent un code qui donne une information sur le statut de la femme (son âge, sa position sociale) et sur sa région d'origine. Celle présentée sur la photo est typique de la région de Sofia.
  • Anorak (Québec)L'anorak est un manteau chaud, confectionné et porté par les hommes Inuit du Nunavik. Il est fabriqué avec de la peau non-tannée de caribou dont la fourrure est tournée vers l’extérieur du vêtement. Il est cousu à l’aide des nerfs du même animal. L’anorak ne comporte pas d’ouverture sur le devant: son propriétaire devait l’enfiler en le passant par-dessus la tête. Enfin, le bas de l’anorak est frangé. Toutes ces caractéristiques répondent à des critères thermiques, d’isolation et de résistance: en effet, le poil du caribou emprisonne l’air, ce qui confère une bonne isolation au vêtement. La coupe de l'anorak empêche également le vent de s’y engouffrer et les franges contriburaient à un égouttement plus aisé de l’eau lors de la fonte de la neige. Un cordon de laine verte a été ajouté au capuchon pour le nouer. Cet accessoire témoigne de l’appropriation par les Inuit d’éléments culturels.
  • Anorak (Québec)Cet anorak est plutôt léger et ample: il permettait à la personne qui le portait de bouger aisément lors de la chasse tout en laissant l’air circuler entre la peau et le vêtement. Ce devait être un vêtement très confortable. Aujourd’hui, lorsqu’ils sont à l’extérieur, certains d’entre eux continuent de préférer les vêtements traditionnels parce qu’ils considèrent ceux-ci mieux adaptés à leurs conditions climatiques.
  • Chandail de hockey (Québec)Ce chandail en laine de mouton est rouge, bleu et blanc. Il rappelle le chandail du club de hockey de Montréal. Ces chandails sont portés par les joueurs de hockey d'une même équipe lors des matchs et entrainements. Il permet aux joueurs de se reconnaître facilement et rapidement entre eux. Cependant, les supporters et les admirateurs de ces équipes sportives n'hésitent pas à porter un chandail aux couleurs, aux écussons et au numéro d'un joueur particulier, afin de manifester leur admiration.
  • Jupe en chanvre (Vietnam)Les femmes Hmong tissent et portent des jupes à partir de chanvre. La couleur de base de ces jupes est l'indigo, mais de nombreuses décorations sont réalisées soit avec des fils colorés, soit avec des morceaux d’étoffes de coton. Ainsi, du rouge, du blanc et d'autres couleurs ressortent sur le fond sombre de l’indigo. Les jeunes mariées se parent également de colliers en argent, ou en aluminium pour les plus pauvres.
  • Jupe en chanvre (Vietnam)Les Hmong Blanc utilisent le chanvre de couleur blanche naturelle. Les Hmong Noir et les Hmong Fleuri le teignent à l’indigo, avec ou sans décor.
  • Pagne (Bénin)Ce pagne en coton tissé est de forme rectangulaire avec des motifs en rondelles qui sont alignés obliquement et en lignes brisés. Il est teint en blanc et en bleu indigo, couleur obtenue en malaxant des feuilles d'indigotier avec d'autres composantes. Noué autour des reins, c'est un vêtement traditionnel porté à la fois par les femmes et par les hommes. Confortable et léger, les pagnes sont portés dans de nombreux pays africains au climat chaud, dans les villages et les villes.
  • slideshow html codeCes masques de Kouker sont de forme conique en cuir de chèvre à longs poils, qui cachent toute la tête jusqu’au cou. Ils sont noircis en plusieurs endroits et ornés d'haricots secs, maïs et piments. Les contours des ouvertures pour les yeux et la bouche sont en tissu de laine rouge, symbolise de la fertilité et de la fécondité. Chaque masque est unique, réalisé selon la fantaisie et l’inventivité de son porteur. Ces masques sont portés lors des jeux carnavalesques de Sirni zagovezni, 40 jours avant Pâques. Ils sont portés avec un costume de femme de la région ainsi qu'avec plusieurs cloches de bétail. A la main, ils ont des épées en bois rouge. Ils portent des morceaux de cuir à poil des genoux jusqu’aux pieds.
  • Tenue de Kouker(Bulgarie)Les Koukers sont sensés nettoyer le chemin du printemps: avec les cloches, ils chassent le mal, l’hiver et les maladies. S’ils rencontrent quelque habitant, celui-ci s’agenouille et le kouker passe sa jambe droite au dessus de lui. Ensuite, tout le monde danse la ronde traditionnelle bulgare. Ces jeux carnavalesques traditionnels et ses masques koukers viennent d’époques lointaines: ils trouveraient leur origine dans les fêtes de Dionysos en Grèce Antique. Aujourd’hui, les jeux renaissent et le nombre de participants augmente.
Chemise brodée (Bulgarie)1 Chemise brodée (Bulgarie)2 Chemise brodée (Bulgarie)3 Anorak (Québec)4 Anorak (Québec)5 Chandail de hockey (Québec)6 Jupe en chanvre (Vietnam)7 Jupe en chanvre (Vietnam)8 Pagne (Bénin)9 Tenue de Kouker (Bulgarie)10 Tenue de Kouker(Bulgarie)11
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Couvre-chefs:

  • Chapeau Haut-de-Forme (Québec)Le chapeau est noir, confectionné en poils intérieur de castor brossé sur une structure en carton. Il est de forme cylindrique, avec des rebords relevés sur les côtés. Le chapeau haut-de-forme complète le costume masculin au 19ème siècle et constitue le signe de dignité et d'élègance par excellence. Ce sont les hommes plutôt aisés, marchands ou bourgeois, qui le portent en société. Cependant, il est tellement à la mode au 19e, que même les Amérindiens l’adoptent et le portent en complément à leur costume traditionnel. Cet accessoire est essentiellement porté à la ville.
  • Couvre-tête du Sinaï (Egypte)Le couvre tête du Sinaï est composé de deux parties: la kashasha, couvre tête interne et le kharga, couvre-tête externe. La ‘kashasha’ est le couvre tête interne, fabriqué dans un tissus rouge et décoré, sur sa partie apparente, avec des pièces de monnaies en or et en argent, en fonction du statut social et économique de la famille de la jeune fille. La femme confectionne une grande poche à l’intérieur du couvre-tête, où elle met tout ce qu’elle juge lui être nécessaire lors de son éloignement de la maison, pour faire paître les troupeaux durant une longue période dans le désert.
  • Couvre-tête du Sinaï (Egypte)Au dessus du Kashasha, les femmes portent une deuxième partie du couvre-tête: la kharga, un long voile noir recouvrant le dos de la femme et lui arrivant jusqu’aux genoux. La broderie de ce couvre tête se présente sous la forme d’un large ruban longitudinale dans son milieu, prenant naissance à la tête, et se terminant à son extrémité. Certaines femmes exagèrent la broderie allant jusqu’à ajouter des rubans transversaux qui se croisent avec le premier.
  • Couvre-tête du Sinaï (Egypte)De forme rectangulaire, avec des broderies rouges (couleur des femmes mariées), il masque le détail des formes féminines, qu’il est socialement interdit aux étrangers de voir. La qualité du tissu varie en fonction du statut économique de la femme ainsi que de sa famille. Ce voile, porté depuis le début du XX° siècle jusqu’à aujourd'hui, est souvent agrémenté de nombreux triangles dans le but de conjurer le sort et de se préserver du mauvais œil. Des motifs végétaux, symboles de la fertilité et du développement, s'y trouvent aussi. La densité de la broderie est un signe de l’élégance de la femme, du soin qu’elle porte à sa tenue vestimentaire et de la richesse de la famille à laquelle elle appartient.
  • Coiffe de Chef Amérindien (Québec)Cette coiffe est composée d’un bandeau frontal de feutre noir par-dessus lequel on a cousu une autre bande de feutre rouge dentelée sur le pourtour et ornée d’une vingtaine de broches en argent, fixées à intervalles réguliers. Une seconde bande en cuir noirci est brodée de motifs floraux blancs, rouges et bleus grâce à des piquants de porc-épic teints et des poils d’orignal. Cette seconde bande est rehaussée de fils de métal. Des plumes de dinde sauvage, de couleur rougeâtre, fendues en deux et frisées, sont cousues à la calotte. Le bonnet s’attache grâce à un ruban. Les couleurs de la coiffe sont plutôt vives.
  • Coiffe de Chef Amérindien (Québec)Les motifs floraux et végétaux sont des motifs traditionnels chez les Hurons-Wendat: ils s’inspiraient de leur environnement, mais ne cherchaient pas nécessairement à le reproduire, mais bien plutôt à créer un effet esthétique. Le costume du chef était finement élaboré afin d'évoquer à travers lui l’histoire légendaire du groupe et exprimer son unité et sa continuité depuis ses lointains ancêtres. Il se portait dans les circonstances où le chef était appelé à représenter son groupe, par exemple lors de fêtes civiques ou en présence de représentants du gouvernement.
  • Coiffe de Chef Amérindien (Québec)Cette coiffe a été utilisée par le grand chef Huron-Wendat : François-Xavier Picard, Tourenché. Ce dernier fut grand chef de la nation des Hurons-Wendat, de 1870 à 1883 et pendant tout ce temps, il utilisa la coiffe lors des représentations officielles. Elle tomba en désuétude lorsque le gouvernement imposa la création des conseils de bande.
  • bootstrap carousel exampleLes bédouines mariées du Sinaï utilisent un couvre visage appelé ‘borkoo’ dont la forme et les composants diffèrent d’une tribu à l’autre. Il est ainsi le symbole de la tribu et de l’identité de la femme qui le porte, indiquant son statut social et celui de sa famille, et ce conformément à la quantité d’or qu’il contient. En effet, le ‘borkoo’ peut être décoré soit avec des pièces de monnaie de peu de valeur, des pierres, des perles, de l’argent ou de l’or. Il peut ainsi contenir une grande partie de la fortune de la famille, à laquelle elle peut avoir recours lors des crises. Sur les Borkoo en soie brodée, il y a parfois tellement de pièces qu'elles peuvent finir par dissimuler le tissus.
  • Foulard paysan Les jeunes filles et les femmes, tant musulmanes que chrétiennes, se couvrent les cheveux de ce foulard au quotidien, pour les visites et le travail. Des motifs sont brodés avec du fil en coton. Il est porté depuis le début du XX° siècle et l'est encore aujourd'hui.
Chapeau Haut-de-Forme (Québec)1 Couvre-tête du Sinaï (Egypte)2 Couvre-tête du Sinaï (Egypte)3 Couvre-tête du Sinaï (Egypte)4 Coiffe de Chef Amérindien (Québec)5 Coiffe de Chef Amérindien (Québec)6 Coiffe de Chef Amérindien (Québec)7 Borkoo du Sinaï (Egypte)8 Foulard paysan 9
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Robes:

  • Robe du Sinaï (Egypte)L'Egypte est riche de diverses régions aux héritages culturels à la fois communs et différents (Ancienne Egypte, Copte, Islamique,...). Ces similitudes et ces différences s'illustrent dans tous les domaines de la vie quotidienne, notamment à travers les vêtements. Les tenues des femmes égyptiennes varient selon les régions, mais sont toujours constituées de deux parties indispensables: la robe, qui cache les formes de son corps, et le couvre-tête qui dissimule sa chevelure.
  • Robe du Sinaï (Egypte)L’habit traditionnel de la femme au Sinaï consiste en une robe longue, en tissu noir, brodée sur le corsage, sur l’ourlet, sur les manches et sur le dos. Chez la femme mariée, ces broderies sont à dominante rouge, alors que chez les jeunes filles, elles sont de couleur bleue.
  • Robe du Sinaï (Egypte)Sur certaines des robes que portaient les femmes du Sinaï, les broderies rassemblaient les tons du rouge, du bleu et du jaune. Ces robes présentent des motifs traditionnels de broderies, tels les triangles, totems qui conjurent le sort et préservent du mauvais œil, des formes végétales (fleurs de lupin, palmiers,...), symboles de la fertilité, la croix qui représente une force protectrice ou encore les étoiles qui guident dans la nuit du désert. En plus des motifs géométriques et végétaux, des motifs représentant des coqs peuvent être brodés sur l’ourlet: ils constituent un élément rare dans les robes du Sinaï. Des formes végétales allongées comme les arbres peuvent aussi être brodées: ces broderies sont relativement nouvelles et sont liées à l'établissement de projets agricoles dans la région du Sinaï. Ceci témoigne de la diversité culturelle que reflète la broderie de la robe de la femme.
  • Robe du Sinaï (Egypte)L’ourlet est fortifié par l’ajout de tissu ou de fil à cause de son frottement avec le sable lors de la marche. Le matériau du tissu varie en fonction du statut économique de la femme ainsi que de sa famille. Les fils de bonne qualité, de prix élevé et en matériau particulier dont la teinture est fixe, sont destinés aux familles riches. Ainsi, les femmes de la haute société du Sinaï portent des robes semblables, avec des matériaux plus riches et des broderies.
  • Boubou de Cérémonie (Bénin)Les costumes-boubous avec pantalon date du 16ème siècle. Ils étaient jadis portés par les chefs ou les notables du Bénin pendant les cérémonies, les fêtes ainsi que lors de grands évènements : intronisation, investiture, mariage, baptême, anniversaire. Aujourd’hui toute la population du Bénin l’utilise pour les grandes occasions. Le costume pour homme présenté ci-dessus est multicolore : beige, rouge, vert et bleu indigo. Il est tissé en fils de coton et est ensuite brodé et cousu. C’est un costume lourd mais confortable à porter. Il fut porté dans la région Nago / Yorouba du Bénin et du Nigéria. Il a été collecté en 1967.
  • Costume de femme Lo Lo (Vietnam)Le costume traditionnel des femmes Lo Lo se compose d’une veste, d’un pantalon, d’un sarong porté par-dessus le pantalon et d’une coiffe. La base de ce costume est en coton de couleur indigo. Sur ce fond indigo, de nombreuses décorations, composées de morceaux de tissus colorés, sont cousus: elles forment des motifs géométriques rouges. Certaines pièces d’ornements sont en plastique. Toutes les femmes Lo Lo peuvent revêtir ce costume, indépendamment de leur âge ou de leur statut familial. Auparavant, ce costume était un vêtement porté au quotidien. Aujourd’hui il est porté à l’occasion des fêtes, du Nouvel An et du mariage. Ce costume présente des variantes selon les régions d'origine des femmes Lo Lo.
  • Robe Paysanne: djellaba (Egypte)Les jeunes filles et les femmes mariées égyptiennes portent au quotidien des robes longues, amples, à manches longues. Sur l'ourlet surmonté de trois plis, il y a un volant et le corsage est orné par un liseré en zigzag. Ce type de robe est portée depuis le début du XXème siècle. Le tissu en coton indique l’appartenance de la femme, qui porte la ‘djellaba’, à la classe moyenne, alors que la soie est destinée à la haute société. La couleur bleue et d’une façon générale, les couleurs foncées, conviennent aux femmes relativement âgées, alors que les couleurs vives sont portées par les jeunes filles et les femmes (couleurs qui expriment la gaieté et la joie).
  • bootstrap image sliderParfois, la robe est garnie de broderies, par exemple des formes de feuilles d’arbre en harmonie avec le milieu rural à laquelle elle appartient.
  • Djellaba (Egypte)Les femmes mariées de la haute société ou de la classe moyenne portent des robes similaires dans le quotidien et pour les visites importantes, mais avec un peu plus d'ornements. Le corsage et les manchettes peuvent être brodés de perles dorées en forme de feuilles d’arbres et la robe est en soie. Cela indique l'appartenance à une classe sociale élevée. Si la femme qui porte cette robe est âgée, alors le tissus sera de couleur sombre.
Robe du Sinaï (Egypte)1 Robe du Sinaï (Egypte)2 Robe du Sinaï (Egypte)3 Robe du Sinaï (Egypte)4 Boubou de Cérémonie (Bénin)5 Costume de femme Lo Lo (Vietnam)6 Robe Paysanne: djellaba (Egypte)7 Robe paysanne: djellaba (Egypte)8 Djellaba (Egypte)9
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Tout le monde organise son espace domestique…

…mais pas de la même façon!

A quoi ressemble l’intérieur d’une maison à travers le monde?

  • Berceau (Québec)Ce berceau en bois de pin et de merisier est formé de quatre montants se terminant en quenouille. La tête du berceau est chantournée dans le haut et son côté extérieur est orné de deux rainures se terminant en volute et de quatre moulures horizontales sculptées. Les côtés du meuble sont également ornés à l’extérieur de quatre moulures horizontales sculptées. Le piètement est formé quant à lui de quatre pieds ornés de quatre moulures et de deux patins. Ce meuble servait à coucher et bercer un nouveau-né. Des sangles étaient passées dans les petites ouvertures des parois du meuble, de chaque côté afin de le maintenir bien en place.
  • Berceau tissé (Bulgarie)Ce berceau est en étoffe tissée de laine et s'adapte à la forme du corps de l'enfant. Il est rouge, rose, jaune et bleu foncé, couleurs caractéristiques de la région des Rhodopes moyen, montagnes au sud de la Bulgarie dont il provient. La laine, très répandue dans ces régions, protège les enfants du froid et de la chaleur: en effet, entre le tissu et le corps, la laine garde une couche d’air tempéré. L'utilisation de ces berceaux est très ancienne et permet tant à la mère de le fixer sur son dos pour porter son enfant, que d'accrocher le berceau à une poutre, au plafond de la chambre ou bien à un arbre dans le champs où elle travaille.
  • Maquette de cases dans les villages Otamari (Bénin)Cette maquette représente un ensemble de cases composant les villages des Otamari, peuple du Nord Bénin. Ces cases sont en argile pétri et monté en murs circulaires avec des rangées superposées. Ensuite, une charpente en bois est construite puis recouverte de paille pour former un toit de forme conique. Ordinairement, les murs sont décorés. Cette case est une habitation très confortable. Les Otamari se constituent en petite famille pour habiter ces différentes cases : le bétail au rez-de-chaussée et les humains à l’étage. La forme des cases dépend de la communauté qui l’habite.
  • Maison Commune (Vietnam)La maison proposée ci-dessus est celle des Bahnar de Kon Tum, ville importante des Hauts-Plateaux du centre du pays. Elle est entièrement construite à partir de matières végétales: bois, bambou, rotin et herbe. Avec ses pilotis, son plancher s'élevant à 3 mètres au-dessus du sol, et son toit aux pentes recouvertes d'herbe et mesurant environ 13 mètres, la maison peut s'élever jusqu'à 19 mètres de hauteur. Le toit est donc soutenu par un système très structuré de poutres. En longueur, elle mesure jusqu'à 15 mètres de long. Sa construction demande beaucoup de temps (plusieurs années), d'efforts mais aussi l'aide des villages voisins.
  • Natte (Bénin)Cette natte est fabriquée à partir de joncs séchés et tressés avec des fibres de raphia. Elle est de forme rectangulaire, longue de 185 à 200 cm et large de 75 à 125 cm et plus. Souvent, elle est teintée par endroit avec des colorants jaune, rouge, vert ou bleu indigo. Comme elle est légère et très facilement transportable, elle est souvent déroulée, tant pour dormir, que pour se reposer, manger ou encore lors des cérémonies. Quand son usage est terminé, elle est roulée et rangée. La natte est utilisée partout, dans presque tous les ménages, en ville et au village. Il a été collecté en 1957 par l’Institut Français d’Afrique Noire.
  • Tapis de Tchiprovtsi (Bulgarie)Au centre du tapis, l'arbre de vie est représenté, entouré par des oiseaux. La couronne de l’arbre symbolise le ciel (le monde ou habitent Dieu, les saints, les anges et les oiseaux) et le tronc symbolise le monde souterrain où habitent les ancêtres et les créatures démoniaques. Il est tissé de fils colorés en rouge, brun, vert, jaune, bleu et bleu foncé. Si tous les tapis de Tchiprovtzi présentent des éléments décoratifs identiques (motifs géométriques, animaliers (grenouilles/canards/poules), anthropomorphiques (la mariée noire)), leurs couleurs sont différentes. Ces tapis recouvrent le plancher des chambres et des pièces de visite des maisons pour garder la chaleur et rendre l'espace plus gai. Parfois, ils servent aussi de couverture. D'abord production domestique pour les besoins du foyer, ces tapis deviennent des marchandises à partir du 19ème siècle. La ville de Tchiprovtzi devient alors un des centres les plus éminents de la production de tapis à l’époque de la renaissance bulgare (19ème siècle) jusqu’à nos jours. De ce fait, les tapis de Tchiprovtzi se retrouvent à peu près dans chaque maison bulgare, même aujourd’hui.
  • Maison Commune (Vietnam)Solidement construites et conçues avec un maximum de courbes, ce type de haute maison commune résiste aux vents les plus violents et donne une forte impression de pouvoir. En effet, la maison commune est l’édifice le plus important du village. Traditionnellement c’était la maison des hommes, qui s’y réunissaient pour les rites ou se préparer au combat. Ainsi, c’est devant elle que s’organise les sacrifices de buffles lors des occasions spéciales. Dans certains villages, on trouve aussi en supplément une maison des femmes. De nos jours, ces maisons servent de lieux de réunions. Les maisons communes sur pilotis se retrouvent chez plusieurs populations des montagnes du centre du Vietnam comme les Sedang, Bahnar, Cotu, Bru, bien que la forme varie d’une population à l'autre.
  • Lit à colonne (Québec)Ce lit est en bois de pin a une couleur blonde caractéristique. Il est composé de quatre colonnes alors que le chevet est découpé de manière à former une courbe. Il était garni de rideaux qui glissaient sur des tringles de fer à l’aide d’anneaux. Un toit appelé ciel de lit le surmontait. Ce dernier était en tissu. On trouvait ce lit dans presque toutes les maisons du Canada jusqu’au début du 19e siècle. Ses rideaux lui conféraient plus d'intimité et permettait de se préserver du froid. Ce lit était utilisé pour le repos mais aussi pour de nombreuses étapes de la vie familiale: le mariage, les naissances et la mort alors que le curé y donnait les derniers sacrements. Le défunt y était même exposé.
  • Autel des ancêtres (Vietnam)Cet autel des ancêtres est un lieu de culte domestique dans les familles Viêt du Vietnam. Il est situé dans le lieu le plus solennel de la maison et c'est devant lui qu'on reçoit les invités. Si leurs formes et leurs éléments sont très variés, les autels et les objets qui y sont posés sont toujours de couleurs rouge et or. En effet, selon la tradition bouddhique ces deux couleurs sont les plus précieuses: le rouge représente la prospérité et la chance, le jaune le salut. Les motifs dominants sont le dragon, le phénix, le soleil et le chrysanthème.
  • Autel des ancêtres (Vietnam)Sur ces autels, des objets sont exposés: tablettes ancestrales, généalogies, portraits des défunts, lampes, boîtes à alcool, porte-cierge, porte-encens, brûle-parfum, vases à fleurs, etc. pour honorer les ancêtres. A certaines occasion ( fêtes anniversaires d’un mort de la famille, Nouvel An lunaire ou bien lors d’événements heureux ou malheureux), des offrandes y sont déposées: des fruits, des fleurs, un coq et du riz gluant, de l’eau et du bétel. Ces offrandes servent à nourrir et remercier les ancêtres auxquels un culte est rendu: « quand on boit de l’eau, on doit se rappeler de sa source ». Ils glorifient les bienfaits de la lignée et des ancêtres, et transmettent leur vertu à leurs descendants.
  • Mbep: épluchoir-spatule-calendrier (Cameroun)Le mbep est un ustensile de cuisine obtenu à partir de la tige d’akol kip’li. Elle était taillée de manière à devenir plate. L'un de ses bouts était aiguisé en une pointe tranchante et l’autre taillée de manière arrondie. Le bout pointu et tranchant servait à l’épluchage de la banane plantain et le bout arrondi servait de spatule pour les mélanges, les pétrissages et autres. Mélangeur; remueur de l’arachide à la poêle, pétrisseur, épluchoir de la banane plantain, il était aussi un objet aux vertus thérapeutiques diverses. Le 'mbep' servait également de calendrier sur lequel des entailles étaient faites pour marquer l'âge des personnes pendant des dizaines d'années. Ainsi, le mbep est un objet multifonctionnel. Il prolongeait le bras de la femme dans ses multiples sollicitations domestiques, culinaires, sanitaires, etc. Il l’aidait ainsi à effectuer un nombre infini de tâches et occupait une place centrale dans les ustensiles de cuisine. Néanmoins, il est aujourd'hui en voie de disparition.
  • Corne-Fougère (Vietnam)L’appellation ‘corne-fougère’ en langue thaï, trouve son origine dans la forme de l’objet. Celui-ci est fait de deux pièces de bambou ou de bois, tenues croisées sur l’une des extrémités du faîtage des maisons sur pilotis. Parfois, ils sont blanchis à la chaux afin d’être visible de loin. Ce décor a pour première vocation de renforcer le toit contre le vent. Mais dans la société thaï traditionnelle, ce décor était identitaire et significatif. Ses différents modèles traduisaient le statut social ou familial du propriétaire. Le décor ‘fleurs de lotus’, riche en éléments, est celui des familles aristocratiques. Les modèles plus simples sont ceux des villageois ordinaires.
  • Corne-Fougère (Vietnam)Le modèle ‘bonheur’, figurant le chignon de la femme mariée ou une femme enceinte, exprime le désir de bonheur des jeunes couples. Celui constitué de deux simples baguettes de bambou ou de bois montre la pauvreté de la famille. Depuis la fin des années cinquante, avec les changements sociaux puis économiques du Vietnam, la signification sociale attachée à ce décor n’existe plus. D’ailleurs, le décor lui-même est de moins en moins utilisé.Il ne représente plus aujourd’hui qu’un des éléments traditionnels de plusieurs populations des montagnes du centre (chez les Cotu, Ta Oi et Bru-Van Kieu) ainsi que du nord-ouest du Vietnam (chez les Thaï Noir, Khmu, Sinhmun). Cependant, d’une population à une autre, la forme du décor peut varier et la signification changer. Les modèles proposés ci-dessus viennent des Thaï Noir.
  • Louche en bois (Cameroun)Cette grande cuillère en bois est une louche Beti. Sa forme est identique à la louche occidentale. Cela montre qu'à travers la planète et les âges, les mêmes besoins inspirent la conception et la fabrication d’objets universels. Il y a des universaux à travers la diversité culturelle.
  • html5 sliderCette cuillère en bois présente une poignée sculptée de deux serpents et d’une tête de berger stylisée. Elle est peinte en rouge et en vert. Si le serpent symbolise l’esprit des ancêtres, il est en même temps protecteur de la famille, de la maison et de la fécondité du troupeau. Le rouge symbolise le soleil qui assure la fertilité et le vert symbolise le lien entre l’homme et la nature renaissante. Ces cuillères sont généralement en érable, en avelinier, en orme, en frêne, en charme, en saule ou en buis, bois résistant à l'eau, à l’humidité et aux hautes températures. Cela permet de les utiliser pour manger et cuisiner. Elles peuvent également avoir une fonction rituelle et être utilisées pour des rites magiques contre le mauvais oeil et les cauchemars ou apporter le succès familial: ainsi, une jeune mariée emporte toujours dans son bagage deux cuillères de sa maison pour la maison de son mari.
  • Mienkien'e - marmite de cuivre (Cameroun)Le minkien’e est une marmite en cuivre et en fer. Elle a une forme ronde posée sur trois pieds, surmontée d’une anse et ornée de décorations. Elle est remarquable par sa robustesse, son poids et sa longévité: celle-ci est centenaire!
Berceau (Québec)1 Berceau tissé (Bulgarie)2 Maquette de cases dans les villages Otamari (Bénin)3 Maison Commune (Vietnam)4 Natte (Bénin)5 Tapis de Tchiprovtsi (Bulgarie)6 Maison Commune (Vietnam)7 Lit à colonne (Québec)8 Autel des ancêtres (Vietnam)9 Autel des ancêtres (Vietnam)10 Mbep: épluchoir-spatule-calendrier (Cameroun)11 Corne-Fougère (Vietnam)12 Corne-Fougère (Vietnam)13 Louche en bois (Cameroun)14 Cuillère (Bulgarie)15 Mienkien'e - marmite de cuivre (Cameroun)16
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Les rites et les fêtes sont partout….

…. mais présentent des formes différentes

  • Prie-Dieu (Canada)Ce prie-Dieu, en bois de noyer, possède trois compartiments de rangement : sous l’appui-main, au corps central et sous l’agenouilloir. Il est orné d’un losange et de pointes de diamant inspirés du style français Louis XIII. Il s’agit probablement d’un meuble bourgeois, de fabrication québécoise: le bois de noyer était peu utilisé en France à l'époque. Ce meuble servait à s’agenouiller pour prier ainsi qu'à y ranger des objets pieux tels que crucifix, chapelet et missel. On le retrouvait couramment dans les chambres ou cellules monastiques.
  • Cruche pour eau sacré (Bénin)Cette cruche est faite à partir d'un métal réalisé avec un alliage de cuivre, ce qui lui confère des tons roses et jaunes. Elle est haute de 40 cm et large de 19 cm. En forme de tube arrondi à la base, elle est légère et donc facile à transporter. Le couvercle sert juste à couvrir l’eau contenue dans la cruche. Elle a été fabriquée au XXème siècle au Bénin et sert, dans les temples, à contenir l’eau de la rivière sacrée. Les chefs religieux l'utilisent lors des cérémonies de purification, pour guérir des maladies, régler des conflits dans les familles et faciliter les accouchements. Cette cruche servant à contenir l’eau sacrée est utilisée dans les temples des ancêtres et des divinités appartenant aux croyances du vodoun et a été collecté en 1985.
  • Reliquaire (Canada)Ce reliquaire, or et rouge, est en bois sculpté et doré à la feuille. Il est orné de nombreux motifs : colonnettes, accolades, flambeaux et feuilles d’acanthe. Une porte en verre donne accès aux restes de saint Clément. Au dos, un feuillet ceinturé de sceaux pontificaux authentifient la relique. En Nouvelle-France, jusqu’au 20e siècle, les croyants honoraient souvent les reliques de saints pour obtenir des faveurs, des guérisons.
  • Calendrier en bambou (Vietnam)Ce calendrier est entièrement en bambou. Il est composé de 12 baguettes d'une quinzaine de centimètres de longueur et de 2 cm de largeur. Elles présentent chacune 30 incisions. Ces baguettes représentent les 12 mois de l'année, composés des 30 jours du mois lunaire. D’autres signes de forme différente sont des symboles d’activité : chasse, pêche, semaille, construction, achat, rituel, etc. Ce sont les devins, maîtres du culte, qui utilisent ce calendrier afin de déterminer les jours propices aux activités les plus diverses: mariage, funérailles, construction d’une maison, achat d’un buffle, semailles, pêche, chasse, etc. Les devins, se basant sur leurs propres expériences, consultent les baguettes de calendrier tout en vérifiant les étoiles et le calendrier lunaire.
  • html5 sliderCette hache de Shango est sculptée dans du bois léger: elle est à double tranchant et à double-face. Ele est décorée d'une statuette à la place du manche et elle est multicolore : bleue, verte, rouge, jaune. Ce sont les couleurs qui symbolisent cette divinité. Shango est en effet le dieu du tonnerre, adoré par la communauté Nago / yorouba de la République du Bénin et cette hache symbolise l'arme qu'il utilise pour rendre justice. Elle est utilisé comme un attribut marquant le pouvoir des prêtres et prêtresses du dieu Shango. Cette hache est utilisée pendant les cérémonies organisées pour célébrer les rites en honneur de la divinité Shango. On trouve cette hache du dieu Shango dans les temples dédiés à ce dieu du tonnerre, surtout au sud et au centre de la République du Bénin. Elle a été achetée en 1985 par un comité national de collecte.
  • Pain des premiers pas (Bulgarie)Ce moulage en argile coloré représente un pain des premiers pas, un pain préparé à l’occasion d’une fête célébrant les premiers pas de l’enfant. Ce pain est fait avec de la farine de blé, du levain (levure), du sel, du sucre et de l’eau et on lui donne la forme d'un pied de bébé. Il est consommé à l'occasion d'une fête rituelle appelée ‘prostapulnik’ fêtant les premiers pas d'un enfant. Lors de cette fête, des objets-symboles de différentes professions sont présentés à l'enfant: celui qu'il choisira en premier est sensé montrer sa future orientation professionnelle. Le pain est roulé sur un tissu et l’enfant le suit. La mère coupe alors des morceaux de pain et court les donner aux invités le plus vite possible pour que l’enfant soit vif et agile. Cette fête souligne le moment où l’enfant, courant après le pain, s’éloigne de sa mère et de son lait pour ‘aller après son pain’.
Prie-Dieu (Canada)1 Cruche pour eau sacré (Bénin)2 Reliquaire (Canada)3 Calendrier en bambou (Vietnam)4 Hache de shango (Bénin)5 Pain des premiers pas (Bulgarie)6
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Tout le monde mange et cuisine…

… mais pas avec les mêmes ustensiles

  • Cuillère des Yom (Bénin)Cette cuillère est en bois blanc sculpté avec beaucoup de finesse. Elle fait 27,5 cm de long et 6,5 cm de large. Elle a une forme ovale, légèrement creuse à la base avec un manche effilé sur lequels des motifs géométriques sont pyrogravés. Les Yom, peuple du nord de la République du Bénin, l'utilisent tous les jours pour servir et préparer le repas. Elle a été collectée en 1956 par l’Institut français d’Afrique Noire.
  • Louche en calebasse (Vietnam)Cet objet est une demi calebasse séchée dont la partie proche d’un pédoncule, de 30 cm de long, sert de conduit pour la boisson. On y ajoute un court tube de bambou grâce auquel on consommer par le nez la boisson pimentée contenue dans la calebasse. Cette boisson est obtenue à partir d’un mélange de jus d’ail, de piments, de pousses de bambou macérées et de diverses herbes aromatiques. Elle est considérée comme une ‘boisson de fraîcheur’ permettant de rafraîchir le corps. Ainsi, elle est surtout consommée en été, lorsqu'il fait chaud. C'est également un remède médicinal contre le rhume. En principe tout le monde peut se servir de boisson pimentée, donc de cette louche, mais en réalité ce sont les hommes qui le font. C'est une boisson que l'on offre aux invités. Ce type de louche est utilisé chez les Khang.
  • Mienkien'e: marmite de cuivre (Cameroun)Le minkien’e est une marmite en cuivre et en fer. Elle a une forme ronde posée sur trois pieds, surmontée d’une anse et ornée de décorations. Elle est remarquable par sa robustesse, son poids et sa longévité: celle-ci est centenaire!
  • Meule (Bénin)Cette meule et son meulon sont en argile. Haute de 6 cm et large de 26 cm de diamètre, la meule est un récipient de forme circulaire aux parois épaisses et incurvées. On ne peut l’utiliser sans le meulon qui sert à écraser les condiments dans la meule: ce dernier est de forme allongée, strié du côté qui doit rester dans la paume de la main. Les femmes du Bénin se servent de cette meule quotidiennement pour la préparation des aliments. Celle présentée sur l'image a été collectée en 1999.
  • image sliderCe moule à sucre est en bois blond, évidé pour former une forme de coeur, et clouer sur une planche en bois d'érable servant de fond. Il était utilisé pour obtenir des pièces en sucre d’érable en versant le sucre d'érable chaud et liquéfié dans les matrices. Ce sont les sucriers qui utilisaient de tels objets. Le moule à sucre était utilisé au Québec, en Ontario et dans certaines régions du nord-est des États-Unis.
  • Plateau en rotin (Vietnam)Ce plateau de 65 cm de diamètre est réalisé à partir de bambou tressé, de rotin et de roseau. Il présente des motifs géométriques produits en tressant des filaments de bambou de couleurs différentes et est monté sur un roseau replié et fixé sur un cercle en bambou. Ce plateau rond réuni autour de la lui toute la famille, servant de table à manger sur laquelle sont posés les plats. Le dernier jour de l’année lunaire, il est plongé dans un ruisseau afin d’y présenter les offrandes destinées aux ancêtres lors des rituels du Nouvel An traditionnel. Les plateaux en vannerie sont utilisés chez la plupart des populations des montagnes et des vallées montagneuses du Vietnam, bien que sa forme et la technique de fabrication varient. Le plateau proposé provient des Khmou, population du nord-ouest du Vietnam.
Cuillère des Yom (Bénin)1 Louche en calebasse (Vietnam)2 Mienkien'e: marmite de cuivre (Cameroun)3 Meule (Bénin)4 Moule à sucre (Canada)5 Plateau en rotin (Vietnam)6
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