Stéréotypes filles/garçons : Un corps avec des différences physiques, mais aussi culturelles

Date : 1 août 2016

Les corps des hommes et des femmes sont différents. Pas seulement le sexe, mais aussi sur l’ensemble du corps. Les morphologies – poitrines, carrures, jambes, fesses, etc. – ne sont pas pareilles. Même s’il existe des filles ou des garçons androgynes, c’est-à-dire dont le corps permet difficilement de dire de quel sexe il/elle est. Les différences morphologiques entraînent des façons différentes de s’habiller, de marcher, de s’asseoir, de séduire, de prier, de parler, de manger ou même d’uriner.

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Mais ces différences corporelles n’expliquent pas tout : une femme japonaise pourrait très bien s’asseoir à table en croisant les jambes, comme font les hommes. Mais elle ne le fera jamais, même si elle porte un pantalon, pour des raisons culturelles. S’asseoir sur les talons est la position traditionnelle des femmes à table. C’est une question de culture. D’une société à l’autre, les attributs physiques – féminin et masculin – sont diversement mis en valeur pour séduire. Ici aussi, d’une culture à l’autre, la féminité et la virilité s’apprécient de diverses façons : chez la femme, la rondeur ou la minceur de la poitrine, des hanches ou des fesses, est diversement appréciée selon les cultures; chez les hommes, la pilosité sera cultivée ou soigneusement niée.

Le corps est aussi le lieu d’un débat très culturel autour de la nudité : qu’est-ce qu’on cache ? qu’est-ce qu’on montre ? Dans certaines cultures, découvrir la racine des seins est une offense. Dans d’autres, ce sera la cheville… Enfin, le corps ne décide pas de la vocation de celle ou celui qui le porte : la femme a acquis une liberté par rapport à l’enfantement grâce à la libéralisation de la contraception et de l’avortement (loi sur l’avortement de la ministre de la Santé Simone Weil le 26 septembre 1974).