Atelier Stéréotypes filles-garçons au quotidien (Marly-la-Ville, 2016)

Date : 11 mai 2016

En février et mars 2016, deux intervenant.e.s de l'association ont animé un atelier "Stéréotypes filles-garçons au quotidien" auprès des élèves en classe de 3ème au collège Françoise Dolto à Marly-la-Ville. Après un temps de présentation de l'ethnologie et de dialogue autour des représentations du féminin et du masculin dans la société, les ethnologues en herbe ont choisi deux terrains d'enquête: un Leclerc et un Brico Dépôt. Ils ont élaboré des grilles d'observation et des trames d'entretien qu'ils ont testés en menant leur enquête de terrain, dont voici les résultats...

 

 

 La place de la femme dans la société

Nous sommes des élèves de 3ème B (Nicolas, Mathis, Kazé) qui travaillons avec l'association Ethnologues en herbe. Nous allons vous raconter en détails ce que nous avons pu observer durant notre terrain, à Brico Dépôt le vendredi 25 mars 2016.

Le but de cette enquête était de pouvoir constater d'éventuelles différences parmi la clientèle et dans une moindre mesure le personnel. Pour ce faire, nous avons poliment interrogé les clients sortant du magasin en nous servant de formulations adaptées qui sont, dans l'ordre:

- Dans quelle tranche d'age vous situez-vous? -30, 30-50 et +50.

- Quel est votre métier et combien d'années d'étude nécessite-t-il?

- Qui utilise le produit que vous avez acheté chez vous?

- Qui fait les travaux chez vous?

- Qui fréquente plus souvent ce type de magasin? (pour les personnes vivant à 2)

- Pour quelle(s) raison(s) avez-vous choisi cette surface?

En s'appuyant sur la question des métiers nous pouvons aussi voir que certains métiers concernent plus les femmes et d'autres, les hommes. En effet, comme a dit le vendeur que nous avons interrogé, nous pouvons affirmer que parmi les employés il y a environ 70% d'hommes, 90% d'hommes en rayon et 100% d'hommes dans les métiers physiques. Les femmes quant à elles se situent plus vers les caisses.

Ensuite, nous avons observé que ce sont soit les hommes, soit des amis, soit des professionnels qui effectuent les travaux et installent le produit chez les personnes interrogées. En aucun cas les femmes n'installent leurs produits.

Nous avons relevé au total 45 personnes dont 26 hommes, 8 couples et 3 femmes.

Nous en avons conclus que les ce sont les hommes qui fréquentent et vendent dans le magasin. La plupart des femmes qui vont à Brico Dépôt sont surtout là pour conseiller leur mari ou « petit-ami », que très peu d'entre-elles bricolent et que cette tâche est réservée aux hommes.

 

 

BRICO DEPOT : Emilie, Justine, Charlotte.

Nous, élèves de 3ème B, étudiantes avec l'association Ethnologues en herbe, avons étudié les différences entre les hommes et les femmes. L'ethnologie est une étude menée afin d'analyser les différents modes de vie à travers tous les continents. Pour cela, nous avons choisi comme terrain d’étude Brico Dépôt à Fosses (95).

Hypothèse :

Nous avons choisi Brico Dépôt car c'est un lieu où le bricolage est, a priori, plus dédié aux hommes pour leur physique et nous voulions le confirmer.

Observation :

Nous nous sommes d’abord réparties les tâches et les lieux d'études. Nous étions chargés de questionner et d’observer les clients dans le sas d’entrée et de sortie du magasin. Notre groupe était constitué d’une personne qui enregistrait les entretiens, d’une autre qui retranscrivait les informations et, enfin, la dernière questionnait les clients.

Avant de commencer, nous nous sommes mis d’accord avec le deuxième groupe placé à un autre point stratégique du sas (eux étaient à la sortie, nous à l’entrée) pour unifier et créer les questions les plus pertinentes possibles.

Nous avons d’abord adopté une attitude timide face aux clients puis au fil du temps nous avons amélioré notre prise de parole !

Conclusion :

En fin de journée, après avoir observé, nous avons pu constater que sur la tranche horaire où nous sommes venues (14 h - 16h) , plus d’hommes fréquentaient le magasin, que les femmes. En effet, nous avons interrogé 15 hommes sur 25 clients et seulement 7 femmes seules, le restant étant des couples. Nous avons aussi pu remarquer le nombre important, voire quasiment totalitaire de retraités.

Quand majoritairement les femmes venaient seules, elles étaient envoyées par leurs maris et ne comptaient pas installer le matériel acheté. De plus, les femmes nous ont confiés que bien souvent, elles ne s’occupaient que du choix de la couleur ou de la décoration.

Enfin, nous avons pu constater que la plupart des clients venaient acheter pour le prix, la proximité et la qualité des matériaux du magasin.

Remarque :

Nous avons aimé le contact avec les clients bien que certains nous ont ignoré ou ont refusé de nous répondre. Les seuls points négatifs notés sont la difficulté et le manque de finesse dont nous avons fait preuve au départ pour aborder les clients.

 

 

Pour commencer, nous avions fait une étude en ethnologie (étude des peuples et des cultures) qui visait à comprendre et observer les différences entre les hommes dans le milieu du bricolage. Pour ceci, nous sommes allés à Brico Dépôt (notre terrain d'observation) le vendredi 25 mars de 14 à 16 heures pour récolter des données.

L’étude se déroulera comme ceci :

1) nous verrons les questions et comment elles ont été posées,

2) nous verrons les réponses récoltées et essayerons de les interpréter,

3) nous ferons une synthèse des données recueillies en vue d'en tirer une conclusion.

1) Les questions

Les questions posées avaient pour objectif premier d'établir un profil sociologique (âge, étude, profession) et ensuite de recueillir des données pour répondre à l'étude. Elles correspondaient à :

- l'année de naissance

- le niveau d'étude

- la profession

- les raisons de leur présence et qui utilisera les produits achetés

2) Les données

Le nombre des personnes interrogées est de 18.

Parmi ces personnes, la majorité est âgée de plus de 50 ans (pour cette tranche horaire).

Le niveau d'étude et les professions sont somme toutes très homogènes.

Les raisons de leur présence dans le magasin étaient, pour la plupart, dans un but personnel (refaire sa cuisine, décoration, construction etc.).

Dans cette tranche horaire, les hommes venaient plus pour acheter du matériel de construction (serrure, fenêtre…) tandis que les femmes venaient plutôt pour les produits de décoration (peinture, rideaux…).

3) La synthèse

Dans les données recueillies, les personnes qui sont allées à Brico Dépôt de 14 à 16h sont majoritairement des hommes. Les personnes faisant les travaux chez eux sont également des hommes. Malgré tout, il y avait aussi des femmes, mais beaucoup moins nombreuses.

4) Conclusion

Nous en concluons que, dans ce cas, l'homme bricole plus que la femme et qu'il y a donc des différences entre les genres dans le milieu du bricolage.

 

 

Compte-rendu de terrain

Nous sommes de 3b, Eden, Léa, Nolwen et Gwendoline du collège Françoise Dolto à Marly-la-Ville. Nous avons mené une enquête d'ethnologie vendredi 25 mars après-midi.

Le sujet de ce questionnement était les stéréotypes hommes-femmes dans un centre commercial. Nous nous sommes alors rendus au Leclerc et aux galeries marchandes à côté, situé à La Chapelle en Serval.

Nous avons débuté notre enquête en observant la différence d'hommes et de femmes entrant (sur 16 personnes interrogées, il y avait 70 % de femmes et 30 % d'hommes). Nous avons ensuite interrogé certains commerçants des galeries marchandes.

A la bijouterie, les clients étaient le plus souvent des femmes entre 30 et 60 ans. Quel que soit le client, il achète le plus souvent pour offrir. De même pour la parfumerie, même si l'institut voit passer plus de femmes que d'hommes. Dans le magasin de sport, les femmes sont les plus dépensières et les plus présentes mais elles n'achètent pas pour elles contrairement aux hommes qui dépensent majoritairement pour eux-mêmes. Dans la maroquinerie, les femmes sont encore les plus présentes mais une fois encore dépensent pour leurs enfants ou pour faire des cadeaux.

A Leclerc, on a pu tirer ces conclusions :

Environ 54 % des femmes font toujours leurs courses seules.

Sur les femmes que nous avons interrogées la moyenne d'âge était de 41 ans. Sur les hommes que nous avons interrogés la moyenne d'âge était de 52 ans. 8 femmes sur 11 ont plus tendance à garder leurs habitudes sur le choix de leurs produits. 2 hommes sur 5 ont tendance à changer d'habitudes pour tester de nouvelles choses. Ces conclusions restent approximatives car à cette tranche horaires, nous rencontrons majoritairement des personnes qui ne travaillent pas, dont des personnes âgées.

Cette expérience nous a permis de développer notre curiosité et de s'intéresser à un domaine qui nous était inconnu.

Nous avons pu vérifier que certains stéréotypes étaient vrais, comme le fait que les femmes font plus les courses que les hommes. Mais d'autres sont infondés, comme le fait qu'il y a plus d'hommes dans les magasins de sport que de femmes.

 

 

Introduction :

Nous sommes ethnologues (Naomi, Nermin, Mélanie, Leeroy). L'ethnologue est un scientifique qui étudie les différents peuples. C'est aussi une personne de terrain qui s'intéresse aussi bien à l'étude des populations lointaines qu'aux populations européennes, aux institutions qu'aux banlieues ou aux pratiques de la vie quotidienne.

Stéréotypes : expression ou opinion toute faite sans aucun fondement/preuve, cliché (exemple les noirs aiment le poulet)

  1. Le vendredi 25 mars 2016, nous nous sommes rendus dans le centre commercial E.leclerc à Fosses, pour interroger des clients, des salariés sur les stéréotypes filles / garçons. Nous avons interrogé 30 personnes dont 20 femmes et 10 hommes entre 20 et 60 ans.

Nous leurs avons demandé :

  1. si c’était eux ou leur mari ou femme qui faisaient le plus les courses ? Avec nos résultats, nous pouvons conclure que ce sont les femmes qui font le plus les courses. Cependant, beaucoup d’homme ontt répondu que c’était eux qui faisait le plus souvent les courses.

    Commentaire : beaucoup de femmes ont dit que les hommes sont des feignants. (Ce qui est vrai)

  2.  S’ils sont influencés par les pubs, selon le sexe de la personne présentée ?

Toutes les personnes ont répondu qu’ils sont influencés par le sexe de la personne présenté dans les publicités. Les hommes sont influencés par les pubs avec des hommes et les femmes avec des femmes dans une pub.

  1. Aux salariés, si certains clients, femmes ou hommes, ont des comportements déplacés ? ils ont tous répondus que non.

Nous avons trouvé plus d’hommes dans le rayon jardinage et de femmes dans le rayon alimentaire. Malgré « les vents » que nous nous sommes pris, nous avons persévéré et nous avons pu voir à quel point le métier d’ethnologue est courageux et difficile. Cette expérience nous a plu.

En conclusion :

Ce sont plus les femmes que les hommes qui font les courses. On peut dire qu’il n’y a pas de stéréotypes sur les filles et les garçons. Oui, c’est bien la vérité, les femmes font tout et les hommes sont des fainéants.

 

 

Nous (Sémy ,Quentin, Tanguy, Wallace et Mathis) sommes ethnologue au collège Françoise Dolto en 3emeB. Notre terrain d'observation était le Leclerc et nous avons enquêté sur les stéréotypes hommes-femmes. Nous avons observé et questionné les personnes présentes au Leclerc le vendredi 25 mars 2016 de 14h à 16h30.

Nous avons interrogé 8 personnes sur leur famille et leur profession, leurs habitudes d'achat et l'influence de la publicité.

Avant de pouvoir interroger quelques personnes nous avons eu droit à de multiples refus ou voire même aucune interaction, jusqu’à ce qu'une personne nous vienne en aide.

Cette première personne interrogée est une femme de 50 ans. Elle fait ses courses chaque semaine d'abord en grande distribution à Leclerc de par sa proximité puis chez les hard-discounters comme Lidl, Dia, etc.... Cette activité est partagée avec son mari et l'essentiel des courses est ce dont ils ont besoin pour vivre (hygiène , nourriture ..). Chez eux, les tâches ménagères sont aussi partagées.

La deuxième personne est un père au foyer, divorcé, 2 enfants (fille, garçon), ils se repartissent les tâches ménagères et le père va 2 heures par semaine au Leclerc et il fait comme la première personne au niveau des courses. Il vient aussi pour le prix.

Nous avons ensuite observé l'organisation et le personnel du magasin. Voici ce que nous avons relevé :

- à toutes les caisses et à l'entrée du magasin, il y a exclusivement des caissières ;

- mais au rayon fruits et légumes, charcuterie et poissonnerie, il n'y a que des hommes ;

- nous avons remarqué en interrogeant la femme, qui s'occupait du textile, que les femmes achetaient plus que les hommes et qu'elles achetaient souvent sur un coup de tête.

En résumé, nous n'avons pas remarqué de différence entre les hommes et les femmes au niveau de la fréquentation du magasin, mais nous avons remarqué que les femmes dépensaient plus que les hommes.

 

 

STÉRÉOTYPES ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

1) Notre démarche

Nous, élèves de 3eB, nous avons étudié les différences entre les hommes et les femmes en nous mettant dans la peau d’ethnologue. Pour cela, nous avons choisi un terrain (Leclerc à Fosses).

Nous sommes parties dans la galerie marchande pour étudier les passants (leur poser des questions, voir ce qu'ils ont acheté…) mais aussi les vendeurs, les caissières et les pharmaciennes.

2) Les premières boutiques

Au début, nous avons eu du mal à interpeller des passants donc nous avons été observé chez le coiffeur. On a pu en déduire qu'il y a plus de clientes femmes comme de coiffeuses.

Ensuite, nous sommes allées chez Bertlyne (une boutique de vêtements) et cette fois nous leur avons posé des questions : Inès écrivait les réponses alors que Sarah et Yanis prenaient des photos et posaient des questions.

Nous avons ces informations : il y a plus de femmes qui achètent, il y a autant de produits féminins que de produits masculins, les vendeurs ont le même comportement en présence des deux sexes, et aux niveaux des produits, il n'y a pas de stéréotypes comme

« le rose pour les filles et le bleu pour les garçons. »

Il y a deux vendeurs de sexe opposés qui se répartissent les taches sans inégalités d'après leur témoignage.

3) La parapharmacie

Puis, nous nous sommes dirigées vers la parapharmacie. Du coté du personnel, il n'y avait que des femmes.

Nous avons demandé à l'une d'elle si au cours de ses études, il y avait plus de présence féminine ou masculine. Elle a pu nous témoigner qu'il y avait autant de femmes que d'hommes mais qu'après avoir eu leur diplôme, très peu d'hommes continuaient dans cette filière.

Dans la boutique, la présence de produits féminins domine, donc on peut en déduire que beaucoup plus de femmes viennent faire des achats. Ces dernières vont plus se disperser dans le magasin, et donc acheter plus de produits, peut être moins utiles, alors que les hommes eux n'achètent que ce dont ils ont immédiatement besoin.

4) Magasin de vêtements

À la suite de ce témoignage, nous sommes allées vers un autre magasin de vêtement. Il est composé d'un vendeur et de deux stagiaires masculins.

Dans la boutique, il y a 40 % de clientèle féminine et 60 % de clientèle masculine. Il y a plus de produits masculins que de produits féminins. Au niveau des achats, 3/4 des hommes prennent des couleurs, le plus souvent du orange mais surtout pas de rose. La femme va venir plus fréquemment, et dépenser 10 à 30 euros alors que l'homme va venir une à deux fois par mois mais va dépenser 100 à 150 euros. Lorsqu'un couple vient faire ses achats, c'est souvent l'homme qui prend les devants, décide et met le plus de temps à se décider.

Le patron n'engage que des hommes pour rassurer la clientèle féminine face à la fréquentation de la galerie marchande, pour éviter qu'elles soient mal à l'aise face à certains individus. Par contre, au niveau des stagiaires, il engage les deux.

Le comportement du vendeur ne change qu'en présence de personnes âgées et non en présence des deux sexes.

Lors de ses études, le patron a été en bac pro vente où la présence d'hommes était dominante.

5) Le supermarché Leclerc

Après, nous avons rencontré la maman d'Inès. Elle a pu nous témoigner qu'il y a plus de femmes qui font les courses que d'hommes. Elle passe le plus de temps dans le rayon des yaourts, au niveau de la poissonnerie, c'est souvent des femmes qui servent, alors qu'au rayon boucherie, c'est souvent plus d'hommes qui servent.

Quand il s'agit de choisir l'alcool, c'est souvent l’homme qui choisit.

Lorsque c'est le père d’Inès qui fait les courses, il dépense beaucoup plus.

Nous avons obtenu deux points de vue différents pour les caissières : la mère d’Inès affirme que les caissières sont aimables alors que la mère de Sarah affirme que les caissières ont l'air désespéré.

6) Conclusion

En conclusion, d'après tous nos témoignages, les stéréotypes entre les hommes et les femmes sont bien réels.