Atelier Carnets de voyage dans mon quartier (école Colette Magny, Paris 19, 2015)

Date : 3 avril 2015

Pendant dix séances les CE2 A de la classe de Mme Poulet se sont familiarisés avec les méthodes de l'ethnologie pour explorer leur quartier Michelet Curial Cambrai et leur rapport à celui-ci à son organisation, et à ses changements. Découvrez leurs trajets dans le quartier, les récits croisés de leurs observations et les entretiens réalisés avec des habitants et des acteurs de la vie locale sur les ethnodocs publiés sur le site www.ethnoclic.net, mot clé "ville". Cela vous donnera peut être envie d'aller faire un tour à la fête à DD dans les jardins partagés ou bien de vous inscrire à l'Accorderie pour échanger des services et souscrire à la banque de temps ! Les résultats de cet atelier sont par ailleurs présentés dans le hall de l'école Colette Magny jusqu'à la fin du mois, de quoi élargir encore la discussion sur les représentations du quartier en échangeant avec les autres élèves de l'école... Un projet soutenu par la Direction des Affaires Scolaires de la Mairie de Paris.

 

Dessiner le quartier

Afin de comparer leurs différentes visions du quartier, les élèves l'ont d'abord dessiné. Voici leurs dessins :
- On voit le Franprix et la pharmacie et un bâtiment. Il y a une tour et la Villette (Diallo)
- J'ai dessiné deux immeubles, j'ai aussi dessiné les barreaux du jardin et mon immeuble Cambrai.(Moumouni)
- Je vois le collège à côté de l'école, des arbres, une tour, des maisons, des oiseaux et des chiens (Steeven)
- Mon quartier. Dans mon quartier il y a une pharmacie et il y a un immeuble et une épicerie et encore un immeuble et une boulangerie et un bazar et mon immeuble et la laverie (Emmanuella)
- C'est mon image du quartier Curial (Naila)
- Bonjour, je m'appelle Elodie, je suis à l'école, ma maison est tout là-bas à gauche et aussi le Monoprix. Le monoprix est très loin, le métro aussi est très loin. (Elodie)
- L'école est loin de ma maison, je vais à l'école en voiture, je vais aussi chez ma grand-mère en voiture (Steeven)
- J'ai dessiné la boulangerie, la pâtisserie, le millénaire, la Seine, une autre boulangerie, des immeubles un magasin et un parc.(Mohamed)
- J'ai dessiné un immeuble, la tour O et trois écoles A, B et C. (Elviane)
- Bonjour, dans mon quartier je joue au basket à côté du parc. Comme beaucoup de gens font du sport, il y a des fois des accidents et les pompiers viennent dans le quartier. (Liron)
- Il y a les trois écoles, celles des grands, des moyens, des petits, la cour, un arbre et un immeuble. (Asma)
- dans mon quartier, j'habite à la tour N en face de la tour M. L'école est à 5 minutes de chez moi. Ma classe est au 3ème étage, la porte 9. (Sofiane)
- Il y a un stade et une tour et une école et encore un garage et un magasin qui s'appelle Lidl et un train qui passe. (Ilyès)
- Le quartier est très grand, les immeubles sont noirs et blancs. Il y a beaucoup de rues. Le canal est à côté de la Villette. (Lola)
- J'ai dessiné la tour M et la tour N, l'école maternelle et l'école B et A, l'écluse, le Monoprix, le collège, la tour O, la tour P, le Franprix (Gaïa).
- Je raconte mon quartier, dans mon quartier il y a pleins de choses, il y a l'école, il y a les parcs et aussi le collège. (Saly)
- Dans mon quartier il y a le Monoprix, des arbres au bord des routes, il faut bien faire attention en traversant, il faut regarder le feu pour les piétons. (Jun-Yeong)
- Devant l'école il y a le centre d'animation et on entre sur le côté pour aller aux ateliers.(Mûssa)
- Dans mon quartier, il y a la piscine Mathis, le grec pour aller manger, le karting pour les grands, un stade de foot ou je fais des matches. Il y a aussi une boulangerie et mon école. J'habite la tour I. (Kelian)
- Il y a l'école Curial A, B et C (Valentin)
- Dans les bâtiments noirs et blancs il y a une école et dans l'école des enfants qui ont chaud (Simi).
- Il y a l'école de Curial. Devant l'école de Curial A, il y a des arbres. A côté de notre cour, il y a le collège Michelet (Adeline).
- Le point rouge, c'est moi. A côté de moi, c'est le stade et à côté du stade il y a la boulangerie et à côté la garderie des enfants (Souleyman).

 

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Dessin de Diallo
Dessin de Moumouni

 

 

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Sur le chemin du jardin d'Eole

Le jeudi 19 mars 2015, nous sommes allés faire un tour pour découvrir notre quartier : avec le groupe, on a choisi d’aller aux Jardins d’Eole, parce que certains aiment bien cet endroit.
Pendant notre balade, on doit bien ouvrir nos yeux et nos oreilles : on fait une enquête d‘ethnologie : pour ça, on doit bien observer ce qu’il y a dans la rue.

En sortant de l’école, dans la rue Colette Magny, on voit déjà des choses intéressantes ! D’abord, Colette Magny, c’est le nom d’une chanteuse ; ce sont les gens du quartier qui ont décidé d’appeler la rue comme ça : ils ont voté et ont choisi le nom de cette chanteuse. Avant, la rue n’avait pas de nom.
Juste en face de l’école, il y a un centre d’animation : c’est pour les enfants et pour les adultes, tout le monde peut y aller. Il y a souvent du monde dans cette rue parce qu’en plus du centre d’animation et de notre école, il y a deux autres écoles : les enfants, accompagnés de leurs parents, sont nombreux dans la rue.
Au sol, il y a des pavés. Ce n’est pas comme les routes où passent les voitures : on nous a expliqué que souvent, quand les rues sont pavées, elles sont piétonnes : les voitures ne peuvent pas circuler, c’est interdit. Au bout de la rue, il y a une barrière pour les empêcher de venir, mais ça n’arrête pas les scooters. Si la rue est piétonne, c’est surement pour protéger les enfants qui vont à l’école.

A l’angle de la rue Colette Magny et de la rue Bernard Tétu, il y a du sable, c’est parce qu’il y a des travaux. Dans le quartier, il y beaucoup de travaux, ils refont tout à neuf.
Depuis les travaux, Liron a problèmes d’électricité chez lui : elle est souvent coupée pour permettre aux ouvriers de travailler. Les câbles électriques sont sous la rue : pour les changer ou les réparer, il faut faire des trous dans le sol. On a vu des étincelles sortir de ces trous, et il y avait beaucoup de bruit quand les ouvriers travaillaient.

Ensuite, on n’est pas passé par cette rue parce qu’elle est très sale ; entre nous on l’appelle « la rue des crottes de chiens ». Ca nous fait rire, mais en même temps c’est pas très drôle parce que les gens ne ramassent pas les besoins de leurs chiens, ils ne respectent pas les règles.

On est allé sur la rue Curial. Là, on a vu qu’il y avait les mêmes immeubles des deux côtés de la rue : ils sont noirs et blancs, ils ont l’air modernes mais en fait ils sont vieux. On nous a dit qu’ils dataient des années 60. Avant, ils étaient colorés, avec de la mosaïque sur le bord des fenêtres, mais ils ont été refaits. Dans la rue, on a vu des palmiers. C’est assez rare à Paris, ce sont des arbres exotiques, qu’on trouve là où il fait chaud. Lola nous a raconté que les palmiers viennent de paris plage, et que les habitants ont demandé à les planter dans la rue. La mairie a dit oui, depuis il y a des palmiers dans la rue Curial.

Un peu plus loin en remontant vers le nord, on est passé devant Paris Habitat : sur le panneau, il y a écrit « vivre ensemble » : c’est ce que les ethnologues étudient. Paris Habitat, c’est une entreprise qui travaille pour les gens qui vivent dans le quartier, dans les tours. Ils font respecter les règles du quartier, aident à bien vivre ensemble. Dans le quartier, il y a beaucoup de gens qui ne respectent pas les règles : ils crient, ils crachent, ils font faire les besoins de leurs chiens dans les jardins et au milieu des trottoirs... il y a des gens qui sont sales.

Ensuite, on est allé au jardin Curial, Lola le voit depuis la fenêtre de chez elle. Il est au milieu de plusieurs tours. Sur la grille d’entrée, on a vu un panneau sur lequel il est écrit le nom du jardin, la date de son ouverture et les règles de conduite dans le jardin : par exemple on ne peut pas cueillir les fleurs, sinon il n’y en aura plus. Le panneau explique aussi qu’avant que les immeubles et le jardin ne soient construits, il y avait une usine à gaz et que la zone a due être dépolluée pour que des gens puissent y habiter. Sur une autre grille, il y avait un panneau pour expliquer la biodiversité du jardin : les plantes et les animaux qu’on peut y trouver. C’est un endroit pour jouer, mais aussi pour se retrouver ou pour réfléchir.
On s’est amusés sur les jeux pour enfants et sur les machines pour faire du sport, comme quand on vient avec les copains ou nos parents. Mais on n’a pas pu rester très longtemps parce qu’on a encore du chemin à faire pour arriver au Jardin d’Eole !
A la sortie du jardin, côté rue Curial, il y a du bois qu’on met pour faire du compost. Liron trouve qu’on devrait y mettre des animaux, parce que ça ressemble aux cages des zoos !

On a continué à remonter la rue Curial. Au sol, on voit des choses écrites en vert fluo : des numéros et du gaz. Il y en a partout sur le trottoir ! En fait, ce sont des indications, des repères pour les ouvriers qui font des travaux dans cette rue aussi. Arrivés en haut de la rue, on a vu les ouvriers au travail, comme devant l’école. Juste à côté d’eux, on a vu le portail d’entrée du quartier : on pense que c’est fermé mais en fait la grille est ouverte, il suffit de la pousser. Mais on n’est pas rentrés tout de suite dans la cité, on a pris à gauche pour observer encore des choses : on a suivi les marquages au sol. Ca nous a conduit devant le centre d’adaptation psycho-pédagogique. C’est un bâtiment recouvert de mosaïques, très coloré : c’est pour les enfants et leurs familles.
De l’autre côté du trottoir, il y a encore des travaux, et on voit passer le train : de l’autre côté des rails, ce n’est plus Paris : on est allés au bout de la ville !!!

Après, c’était l’heure de rentrer à l’école. On est passés par la rue Henri Verneuil. C’est un cinéaste qui est né en 1920, et mort en 2002. Il a vécu vieux. Dans cette rue, on a croisé une dame et un monsieur qui promenait leur chien : il était tout petit et portait un manteau : la dame nous a expliqué qu’il devait mettre un manteau parce que c’est un Chihuahua, un chien qui vient du Mexique, et qu’à Paris il a froid. C’est comme nous en hiver, pour ne pas attraper de rhume on se couvre. Et puis on est arrivé à l’école, pile pour l’heure de la récré !

(Lola, Moussa, Adeline, Simi, Jun Yeong, Liron)

ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)

 

 

ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)

 

 

ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)

 

 

ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)

 

 

ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)
ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)

 

 

ATELIER D’ETHNOLOGIE URBAINE À L’ÉCOLE COLETTE MAGNY (PARIS 19ÈME, 2015)

 

Le quartier Michelet Curial Cambrai, vers le bar de l'écluse

Nous sommes les élèves de CE2 de la classe de madame Poulet à l'école Colette Magny. Le 19 mars 2015, nous sommes sortis dans le quartier pour l'observer et le décrire comme les ethnologues.

D'abord dans la rue Colette Magny (c'est le nom d'une chanteuse), on a vu les pavés, ça veut dire que les voitures ne doivent pas trop passer par là, c'est pour les piétons. C'est parce que c'est une rue pour les écoles où il y a beaucoup d'enfants surtout le matin et le soir et un peu à midi.

Ensuite on a continué la rue et on a été regarder la tour L, il y a une grille devant avec un code mais Gaia le connaissait et on a pu entrer pour observer à l'intérieur. Dans la tour il y a un gardien, M. Benamsili, qui dit bonjour aux gens qui passent. Il s'occupe de toute la tour et règle les problèmes chez les gens quand il y en a. Il lave aussi et sort les poubelles. Il travaile pour Paris Habitat.
Il nous a dit qu'il était là depuis dix ans et que le quartier a beaucoup changé.
Avant les rue étaient privées et elles n'avaient pas de nom, maintenant ils ont ouvert les rues, elles sont publiques et les habitants leur ont donné des noms. Il nous a dit que bientôt la grille verte qui ferme la rue Colette Magny va disparaître.

Mohammed a compté les boîtes aux lettres : il y en a 104 ! Elles sont rouges et jaunes/orange. Les couleurs changent à l'intérieur de chaque tour, c'est pour qu'elles soient différentes. Le nombre d'étage aussi change.
On a regardé aussi les balcons dehors, on dirait qu'ils sont tous pareils mais en fait ils sont tous différents parce que les gens mettent des choses différentes dessus. On a même vu des céréales au chocolat dans une cuisine, ça nous a donné faim. Devant la tour il y avait une jonquille, il faisait froid mais c'est signe de printemps.

A la sortie de la tour il y avait un panneau du quartier, il s'appelle Michelet Curial Cambrai, c'est le nom des rues. On a vu que les rues étaient en blanc dans le quartier mais après en bleu quand ce n'est plus le quartier sur le plan même si c'est la même rue qui continue. Il y avait aussi pleins d'équipements indiqués !

Après on a été dans la rue Curial et on a vu les palmiers, on s'est dit que ça faisait bizarre parce que dans le quartier il n'y a pas la mer; Gaia a dit aussi qu'ils sont importants pour elle ces palmiers, ce sont des repères quand elle sort du gymnase le soir elle reconnait les palmiers et elle sait où elle est !
On a vu aussi une porte avec un panneau danger de mort dessus, c'est là où il y a les transformateurs pour l'électricité, mais là la porte n'était pas fermée avec un cadenas alors peut être qu'il n'y avait plus rien dedans, mais on a pas ouvert parce qu'on a eu peur.

Après en continuant vers le bar de l'écluse on a regardé une benne pour recycler les vêtements et la porte du stade pour jouer au foot, et ensuite on est arrivé au bar, il y avait la maman de Gaia et sa tante qui buvaient un café, on leur a dit bonjour et on a regardé le carrefour : après ce n'est plus le quartier, le carrefour est la limite du quartier.

Ensuite on est rentré parce qu'il faisait très froid et que c'était l'heure de la récré.

(Mohammed, Moumouni, Gaia, Saly, Pierrick, Elodie)

 

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L'accorderie, entretien avec Chloé Vitela

Nous sommes la classe de CE2A de Mme Poulet à l'école Colette Magny et nous faisons une enquête d'ethnologie sur le quartier.
Nous avons été rencontrer Chloé Vitela à l'Accorderie au 23bis rue Mathis.

Chloé Vitela a 22 ans et elle est salariée à l'Accorderie depuis un an et quelques mois.
Elle nous a dit qu'elle fait ça parce que ça lui plaît et qu'elle aime bien le contact avec les gens et parce que c'est quelque chose d'utile, en dehors du commerce. Elle est animatrice de l'Accorderie. Elle vient de la Guyane et elle n'habite pas dans le quartier mais elle connaît bien les gens du quartier qui sont inscrits à l'Accorderie et aussi les gens des associations qui travaillent dans le quartier. D'ailleurs à l'entrée on a vu un présentoir avec pleins de prospectus pour d'autres associations du quartier.

Dans une Accorderie on échange les services. Par exemple si toi tu sais jouer au foot et qu'une autre personne veut apprendre, tu peux lui montrer et elle va te payer avec un chèque temps. Parce que dans une Accorderie on paye pas avec de l'argent on paye avec du temps. On utilise pas la banque en euros mais la banque de temps.
Ça aide les personnes du quartier à avoir accès à des choses auxquelles ils ne pourraient pas avoir accès autrement. Parce que tout le monde peut donner du temps. Quand on utilise pas les euros on peut avoir accès à pleins de choses.

Les gens ils s'inscrivent à l'Accorderie parce qu'ils ont envie d'échanger des services.
Ils se donnent des rendez-vous dans des endroits différents pour échanger des services mais ce n'est pas nécessairement à l'Accorderie, car les locaux sont petits. Avant ils étaient dans un local rue de Crimée, c'était très bruyant, et ils ont déménagé rue Mathis début 2014.
Dans l'Accorderie, il y a un espace accueil, leur bureau, une salle d'activité où ils font des activités de dessins, de couture par exemple où ils font aussi des réunions et au bout du couloir, il y a aussi le bureau du directeur de Projet 19 qui est une association qui fait de l'insertion professionnel.
Pour les gens le nouveau lieu leur a demandé de s'adapter, c'était un peu difficile au début. Mais maintenant ça va et il y a un groupe qui est en train de décorer le local.

Les membres peuvent se rendre des services entre eux mais les membres de l'Accorderie peuvent aussi rendre des service à l'Accorderie et dans ce cas c'est l'Accorderie qui leur donnent des chèques temps.

Pour faire partie de l'Accorderie, il faut venir s'inscrire, c'est gratuit, la seule condition c'est d'habiter le 19ème arrondissement. C'est à dire avoir une adresse avec un code postal qui est 75019. Ensuite il y a une réunion où on explique le fonctionnement et quand les gens ont compris ils remplissent un formulaire d'inscription. Ensuite, Chloé ou sa collègue leur créent un profil dans l'espace membre de l'association sur internet.

Ils sont deux salariés. Il y a trois autres Accorderies à Paris, mais eux ils sont la plus grosse et ils sont aussi la première à Paris. Aujourd'hui, il y a plus de 600 personnes inscrites dans cette Accorderie.
Au niveau juridique ils ne sont pas une vraie association mais ils font partie d'une autre association qui est la régie de quartier du 19ème.

Ce qui lui plaît dans le quartier le plus c'est qu'il y a pleins de personnes de différentes origines, ça fait pleins de mélanges d'origine et on peut discuter, c'est très intéressant. Elle nous a dit que c'est comme nous, on a pleins d'origines différentes. Elle pense que c'est comme ça parce que c'est un quartier qui n'est pas trop cher et qu'il est en périphérie de Paris. Par contre les travaux font toujours du bruit dans le quartier et elle n'aime pas trop ça.

Elle aime beaucoup son métier parce qu'elle rencontre peins de gens, il y a des gens dont elle est devenue très proche, c'est un peu comme une grande famille. Ce qui lui plaît le moins, c'est tout le côté administratif, par exemple taper les formulaires d'inscriptions sur internet. Le travail n'est pas trop fatiguant. Elle est au bureau la plupart du temps. Il faut se lever le matin juste. Elle vient en skateboard pour aller plus vite.
Elle est aussi membre de l'Accorderie, elle donne des cours de guitare.

D'où ça vient cette idée d'Accorderie, ça vient du Québec, ça existe au Québec depuis 2002 et puis en 2011 ça a été importé en France grâce à un financement de la Fondation Macif, il n'y en avait que deux alors, celle de Paris 19 et celle de Chambéry, maintenant il y en a 20 ! Ce qui est bien c'est aussi que quand on est membre d'une Accorderie on peut aussi échanger des services avec des membres d'autres Accorderies. Par exemple on peut aller au ski et se faire héberger par des personnes de l'Accorderie de Chambéry ou bien on peut aussi se faire transporter en voiture quand on va par exemple à l'aéroport. Il y a des forfaits en chèque-temps par kilomètres ou par nuits pour ce type de service.

Qu'est ce que ça veut dire le dessin ? Dans le quartier où ils on fait la première Accorderie au Québec, il y a avait une fabrique de cordes à bateau, au début ils ont donc appelé l'association La Corderie et puis ensuite ils en ont fait un seul mot pour faire l'Accorderie comme pour dire que les gens s'accordent entre eux. C'est pour ça qu'il y a un noeud sur le logo de l'association.

(Liron, Gary, Mohammed, Moumouni, Simi, Elodie, Iris, Saly, Emmanuela, Lola)

 

 

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Un trajet dans notre quartier Michelet, Curial, Cambrai

Nous sommes les élèves de la classe de CE2A de l'école Colette Magny. Le jeudi matin nous avons été faire une enquête d'ethnologie dans notre quartier.

Nous avons pris la rue Colette Magny et nous avons vu des panneaux et pris une tour en photo.
Il y a 18 tours dans le quartier qui s'appelle Michelet, Curial, Cambrai.

Nous avons vu une fleur du Japon et après nous avons vu deux jardiniers.
Dans la rue Curial, le stade était ouvert, nous sommes allés au stade, il ouvre à 6h et il ferme à 22h. Au stade ils allument les lumières le soir pour que les gens puissent venir s'entrainer. C'est un monsieur qui vient s'entrainer tous les matins qui nous l'a dit.

La boulangerie elle, ouvre à 8h et ferme à 16h. Le boulanger nous a dit qu'ils sont une équipe à travailler.

Nous sommes passés devant le Franprix, nous sommes passé devant les travaux, dans la rue il y avait une voiture.
Nous avons vu aussi le bus pour les petits trajets qu'on appelle la navette. Il y a une autre navette, mais c'est un petit bateau pour aller au Millénaire, c'est un centre commercial.

Nous sommes aussi passé devant l'école Ourcq, on a vu qu'il y avait un drapeau français devant ça veut dire que c'est un bâtiment très important. C'est un service public.

Après nous sommes rentrés à l'école pour aller en récréation.

(Gary, Souleyman, Kelian, Valentin, Imène, Iris)

 

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Entretien à la régie de quartier

Nous sommes les élèves de la classe de CE2A de l'école Colette Magny.
Le jeudi dans la matinée on est allés à la régie de quartier pour rencontrer Chloé Lambert. Elle est chargée du développement du lien social. Elle développe les liens dans le quartier, elle organise des fêtes comme la fête à DD, c'est une fête pour le développement durable. Elle s'occupe aussi des jardins, elle aime travailler ici parce que ses journées ne se ressemblent jamais et que le quartier est très riche. Les gens ont des origines différentes, c'est très riche pour le vivre ensemble.

Pour nous raconter ça elle nous a emmené dans le jardin Cambrai. On s'est assis sur des bancs devant la cabane. C'est un jardin partagé où les gens peuvent venir jardiner. Le jardin a été ouvert en juillet 2013, il est nouveau.Il est ouvert une partie de la semaine, quand il est fermé, c'est pour que les plantes se reposent. On y trouve des fleurs, des plantes, des fruits, des légumes, des animaux qui passent, une maison pour les insectes et une cabane à outils.

Chloé nous a raconté que le quartier a beaucoup changé, la couleur des tours, les nouveaux équipements et les jardins dont elle s'occupe. Elle trouve que ces changements ont rendu le quartier plus beau, plus agréable à vivre ensemble.

A la fin de l'entretien, on a fait un tour du jardin. On aimerait bien y voir plus d'animaux. Chloé nous a dit qu'un jour peut être qu'il y aurait des poules et des abeilles !

 

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À la fin de l'atelier d'ethnologie du quartier, les élèves de la classe ont fait des dessins de leur vision d'un quartier imaginaire. Les voici exposés avec le reste des panneaux réalisés à partir de leurs enquêtes.

 

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