Atelier ‘Parcours du quotidien’, Classe d’Initiation pour Non Francophones, école de la Ferme du Buisson (Noisiel, 2011)

Date : 18 juin 2011

Notre trajet de la classe à la cantine

Nous sommes sortis de notre classe, la classe d’accueil de l’école de la Ferme du Buisson à Noisiel, et nous avons tourné à droite dans le couloir pour aller à la cantine.

Nous voulons observer tout ce qu’il y a sur le trajet.

D’abord le couloir n’est pas droit mais arrondi parce que l’école elle-même est construite toute ronde.

Les murs sont en briques entourées de ciment. Tout au long des murs, il y a des portemanteaux. On y accroche les manteaux, les bonnets, les sacs et même des cordes à sauter. Le couloir est éclairé avec un néon. Pour le chauffer, il y a des radiateurs.

Le sol est en petits carrelages verts et carrés.

Les briques des murs sont marrons et de forme rectangulaire. Le ciment est gris.

@ Yangchen (Tibet)

Dans le couloir, à droite, on voit les portes de toutes les classes. Elles sont de différentes couleurs : jaunes, vertes, violettes. Ce sont les maîtresses qui ont choisi ces couleurs. Pas celles d’aujourd’hui, mais d’avant, dans les années 90.

À gauche, il y a une grande fenêtre et une porte qui s’ouvre sur la cour centrale. On y va pour aller à l’étude et aussi quand il pleut, quand il neige ou quand il gèle. Parce que cette cour a un toit.

@ Ousmane (Mali)

À gauche de la fenêtre, il y a les toilettes des filles et à droite, celles des garçons. Elles sont différentes : dans les toilettes des garçons, les murs sont bleus et il y a des urinoirs ; dans les toilettes des filles, les murs sont peints en rose. C’est une coutume de dire que le rose, c’est pour les filles, et le bleu, pour les garçons. Il y a des garçons qui aiment le rose, et des filles qui aiment le bleu.

@ Zalina (Tchétchénie)

Dans le couloir, il y a aussi des objets rouges, des objets pour le danger : un extincteur qui sert à éteindre le feu (il contient de l’eau et de la neige carbonique), une alarme d’incendie.

Les portes des classes sont ouvertes ou fermées. La porte de la classe de CM1/CM2 est ouverte. Dans cette classe, il y a aussi des élèves de la classe d’accueil : Alix, Abdou et Tsundue.

Dans cette classe, il y a plus d’élèves, on travaille plus dur. Il y a aussi des livres, et moins de jeux. À côté de cette classe, il y a celle des CE1/CE2.

@ Malika (tchétchénie)

Il y a aussi la porte de la Salle de réunion. C’est là que les maîtresses et les maîtres rencontrent les parents ou bien se réunissent. Elle sert aussi pour soigner les élèves qui se sont blessés à l’étude ou à la récréation.

Juste après les portes des classes et de la salle de réunion, le couloir donne sur un autre grand couloir qui mène à la cour de récréation. Ses murs sont peints en rose.

@Taynara (Brésil)

Après on continue vers la cantine. Il y a le vestiaire des agents de services, et un peu plus loin le placard des livres. On va y chercher les livres d’histoire, de français, de sciences, de géographie.

À côté, il y a des petits portemanteaux placés plus bas que les nôtres parce que c’est pour les maternelles qui viennent manger à la cantine.

Maintenant on voit les entrées de la cantine : il y a trois portes. L’une, en face, est la plus grande. C’est pour les maternelles et les grands. Deux autres portes sont ouvertes pour les petites salles du premier ou du deuxième service.

@ Alix (Sri Lanka)

Dans la cantine, nous avons rencontré Maryline et Claudine. Elles nous ont dit le nom de leur métier : agent de service. Nous leur avons posé des questions sur leur uniforme : elles portent sur la tête une charlotte pour que leurs cheveux ne tombent pas dans les plats ; elles ont des chaussures de sécurité qui sont très dures au bout, avec une coque. Si une marmite tombe sur leurs pieds, elles n’ont pas mal. Leur blouse est de couleur verte et sur la blouse, elles portent un tablier en plastique. Après le service de la cantine, elles changent de blouse, elles portent une blouse bleue ou rose pour faire le ménage.

@ Claudia (Cap vert)

Maryline et Claudine nous ont expliqué qu’il y a deux portes pour les cuisines : l’une pour la vaisselle propre et l’autre, pour la vaisselle sale.

Dans la cantine, il y a des tables pour les maternelles, des tables pour les plus grands et une table des punis quand on parle trop, trop fort, quand on frappe un autre enfant ou quand on fait des bêtises. Ce sont les animateurs et animatrices qui servent les enfants et les surveillent.

@ Tsundue (Tibet)

Avant de sortir de la cantine, nous avons regardé le menu du jeudi. Le menu change tous les jours. Comme entrée, il y a des émincés de chou rouge avec vinaigrette à la provençale. De l’échine demi-sel à la sauce dijonnaise et de la semoule. Puis, du fromage coulommiers et de la compote de pommes. On peut aussi choisir du rôti de dinde à la sauce dijonnaise.

@ Zalina

Ce n’est pas un menu de rêve :
Alix aurait aimé de la saucisse ; Zalina, un hot-dog avec des frites : Abdou, du poisson (parce qu’il sait qu’il peut en manger) et de la purée ; Ousmane, du poulet rôti avec des frites ; Abisha, du poisson et Yangchen aurait aimé des fruits annuels comme l’ananas.

@Taynara

 

Notre trajet commence dans la cour de l’école en face de la grille verte. La maîtresse de CLIN, Madame Leyssenne, ouvre la porte de l’école avec la clé dorée. En sortant de l’école, nous tournons à gauche, nous passons à côté d’un lampadaire et d’une poubelle. Le chemin est en goudron, à côté il y a des pelouses. Tout autour de l’école, une haie protège les enfants des regards des passants. Sur notre droite, il y a une colline. Derrière les buissons, il y a des maisons avec des cheminées sur les toits, et une antenne parabolique. Des tuiles noires couvrent les toits. Aux fenêtres, nous avons vu des rideaux oranges et blancs, ainsi que des volets. Le long des toits, des gouttières permettent de transporter l’eau de pluie. Nous avançons sur un chemin bordé de haies. Derrière celles-ci, il y a des sapins, un saule pleureur, un acacia et différents arbustes dont du houx. Sur notre droite, il y a lampadaire où un enfant a dessiné un cœur avec deux prénoms, afin de révéler le secret de Josué et Maryam. Nous arrivons à une bifurcation, et nous tournons à gauche. Nous apercevons des fruits rouges qui sont empoisonnés. Des passants ont jeté des déchets par terre, alors qu’il aurait fallu les jeter à la poubelle. Sur le sol, une grille dégoût nous permet de voir les eaux sales. Les racines d’un arbre coupé, dont on ne voit plus que la souche, déforment le chemin. Nous passons à côté d’une longue grille, qui entoure la cour de foot. Dans cette cour, on fête une fois par an, au mois de juin, la kermès. Ensuite nous passons à côté de la cour des maternelles, pour y entrer il y a un portail. Des poteaux maintiennent la grille et ils sont entourés d’un système de protection. Nous longeons un grand mur blanc sur lequel il y a des graffitis. Sur notre droite, la pelouse est couverte de pâquerettes, et au loin on aperçoit un petit jardin de roses. Le bâtiment de l’école maternelle se termine par une porte, qui est celle des retardataires. Abisha et Alix nous ont donné ce renseignement, car leur petite sœur Ashmi est en maternelle. Nous continuons notre chemin tout droit en passant devant le terrain de foot et de basket. Celui-ci est entouré de cailloux blancs, qui ressemblent à des galets. Ensuite, nous traversons un jardin public où nous n’avons pas le droit de cueillir les fleurs. Au loin, un bus passe avec deux drapeaux sur le toit. Ousmane demande si c’est l’anniversaire de notre président Nicolas Sarkozy. Non, répond la maîtresse, hier c’était le 8 mai et nous avons fêté la fin de la deuxième guerre mondiale. Nous arrivons ensuite à un embranchement, le sol change de matière : de goudronné il se compose dorénavant de pavés. Une barrière ferme le jardin public, elle empêche les voitures et les motos de passer. Ensuite nous traversons le passage piétons, en attendant que le feu tricolore passe au rouge. Pour cela, Zalina et Taynara ont appuyé sur le bouton « piétons », pour que le bonhomme passe au vert. Deux chemins possibles se présentent à nous, Yangchen et Tsundue prennent la promenade Jean-Jacques Rousseau le soir car elle est plus fréquentée, le matin ils préfèrent passer par le chemin de droite. Nous suivons leur itinéraire du soir. Sur notre droite, un beau cerisier dépasse de la haie d’une habitation, à gauche nous longeons l’école maternelle des Tilleuls. Nous passons devant des maisons aux numéros impairs (23, 25). Sur l’une d’elle, nous apercevons un thermomètre. Au bout de l’allée, il y a six boîtes aux lettres correspondant à chaque maison. Ce chemin débouche sur un autre jardin public qui se compose de trois allées parallèles. Yangchen a l’habitude de prendre celui de gauche, Tsundue prend celui du milieu. Dans ce jardin, il y a des bancs publics, des lampadaires de différentes couleurs. Nous pensons que l’architecte qui a dessiné les plans du jardin aime la forme arrondie. D’ailleurs, ce jardin se termine par un rond-point. Un bel arbre est planté en son centre. Sur une des branches nous apercevons du gui. En France, il est courant d’accrocher du gui au plafond et de s’embrasser en dessus le soir du nouvel an. Cela porte chance, c’est une coutume. Nous arrivons sur une petite place. Au centre de la place, il y a un lampadaire avec quatre globes. Puis nous continuons tout droit, et nous arrivons à l’air de jeux. Nous avons fait une petite pause parce que nous étions fatigués. Ensuite, nous avons pris l’allée à droite, elle se compose de deux pistes, une piste cyclable grise, et autre rouge pour les piétons. Au bout de l’allée, se trouve une colonne Morris où sont affichées des publicités de cinéma, de théâtre ou de cirque. Nous retraversons une rue sans feux. Sur le sol on remarque des flèches qui indiquent le sens de la circulation. Nous traversons un pont qui passe au-dessus d’une autoroute. Les voitures roulent à 110 km/h, elles vont très vite. Nous arrivons à la maison de Yangchen etTsundue, à gauche en entrant il y a une mosquée, c’est là où prient les musulmans. Enfin, Tsundue et Yanchen nous montrent la porte de leur maison.

Notre trajet de l’école de la Ferme du Buisson à l’hôtel résidence Mister Bed

En sortant de l’école, nous sommes montés dans le car pour rentrer chez nous. Nous voulons observer tout ce qu’il y a sur le trajet.

Le chauffeur qui conduit le car est un homme ; d’habitude c’est une femme. Elle s’appelle Visa.

Nous prenons le Cours du Buisson, et arrivons à un rond-point. Le car prend la deuxième rue à droite.

Après avoir dépassé l’école primaire des Tilleuls, nous tournons à droite, au rond-point. Au centre du rond-point, se trouve un château d’eau. Puis nous prenons le Cours de l’Arche Guédon. Sur cette route, il y a un terrain de foot ainsi qu’une piscine. Tous les enfants de la CLIN sont allés à la piscine, sauf les nouveaux. Ils aiment beaucoup aller à la piscine. Ils emportent dans leurs sacs des maillots de bain, des serviettes, des bonnets de bain et des lunettes.

Nous arrivons au premier arrêt : le groupe scolaire Beauregard. Il y a deux garçons, dont l’un porte des lunettes, et une fille qui en porte aussi. Ils vont s’asseoir derrière nous. Une maîtresse monte de Beauregard dans le car pour relever les prénoms des enfants qui se sont bagarrés lors du dernier trajet, puis elle redescend.

Sur le chemin, nous avons vu beaucoup de panneaux. Certains, en forme de triangle, indiquent qu’il faut faire attention aux piétons et aux enfants qui traversent. Un autre, en forme de carré, nous indique l’endroit où les personnes handicapées peuvent traverser la route.

Il y a beaucoup de ralentisseurs sur la route, car nous traversons un lotissement. Sur notre droite, il y a des travaux, car on construit des maisons ou des bureaux.

Dans le car, il y a des rideaux que l’on peut tirer quand il y a trop de soleil.

Chacun choisit sa place pour des raisons différentes. Ousmane et Abdoul se placent au fond, entre copains, pour être ensemble, mais aussi pour qu’en cas d’accident ils ne tombent pas sur le pare brise.

Les filles se mettent plutôt devant, pour mieux voir la rue, pour parler avec Visa et ne pas être embêtées par les garçons des autres écoles.

Sur le car, il y a deux rétroviseurs pour regarder derrière et éviter d’avoir un accident avec les autres véhicules.

Nous arrivons au deuxième arrêt, au groupe scolaire du Bel Air, où montent quatre garçons. Ces enfants nous provoquent souvent, ce qui amène des bagarres dans le car ; le chauffeur doit alors s’arrêter pour rétablir l’ordre.

Nous passons ensuite devant une pharmacie ; c’est là que l’on achète des médicaments. Le monsieur qui vend les médicaments s’appelle un pharmacien ; si c’est une dame, c’est une pharmacienne. Nous donnons au pharmacien ou à la pharmacienne une ordonnance que nous a remplit le médecin.

Au bout de notre trajet, au dernier arrêt, tous les enfants descendent du car. Il reprend sa route pour rentrer au dépôt.

Nous terminons le trajet à pied jusqu’à l’hôtel résidence Mister Bed. Sur le chemin, il y a un mur sur lequel sont dessinées des silhouettes de Charlie Chaplin.

Nous passons devant l’hôtel ; à l’une des fenêtres, nous apercevons le petit frère de Zalina. Après un grand préau, nous arrivons à la porte d’entrée de l’hôtel Mister Bed.