‘Regards sur la ville’, ateliers Découverte des patrimoines culturels (Seine-et-Marne et Val-de-Marne, 2009-2010)

Date : 16 juin 2010

De janvier à juin 2010, huit classes d'accueil d'élèves nouvellement arrivés en France, réparties dans plusieurs collèges et lycées techniques de Seine-et-Marne et du Val de Marne, ont participé au projet "Atelier d'ethnographie des patrimoines et de création numérique" financé par le Fonds Social Européen et coordonné par l'association Ethnologues en herbe en partenariat avec le CASNAV de l'Académie de Créteil. Pendant six mois, ces élèves venus des quatre coins du monde et apprenant à maîtriser le français, se sont interrogés sur ce qui fait patrimoine pour eux dans le pays qu'ils ont quitté et ce pays qu'ils découvrent. Ils ont appris à observer et décrire cet environnement urbain tout neuf à leurs yeux. Au cours des ateliers, ils ont collecté des matériaux (photos, textes collectifs) permettant de réaliser dans chaque classe plusieurs diaporamas sur des patrimoines de leur choix : patrimoines urbains qu'ils se sont rapidement appropriés tels que les arrêts de bus, certains parcours urbains, parcs de loisirs, etc. Ou encore patrimoines techniques dans les ateliers où ils étudient. Ils ont aussi été amenés à découvrir dans la ville de leur établissement scolaire des patrimoines qu'ils ne soupçonnaient pas : archives communales, musées, boutiques d'artisan, ensembles architecturaux, etc. 

Collège Elsa Triolet, Le Mée sur Seine (77)

Le chemin aller-retour du collège Elsa Triolet à la gare du Mée sur Seine

'C’était en avril 2010. Un lundi Nous sommes partis du collège Elsa Triolet Vers la Gare du Mée Sur Seine Sur le chemin Nous nous sommes arrêtés Près de la voiture de notre professeur de Français Parce que c’est une belle voiture Elle était garée sur le parking du collège Cette voiture elle nous fait rêver Quand on sera grand On conduira et on se promènera dans les villes On est sortis du collège Et on est arrivés aux arbres, Aux arbres géants, à la forêt, à la nature On a cherché le nom de la forêt Elle s’appelle la Forêt Régionale de Bréviande. On a cherché des indices Pour dire où on est On a trouvé sur la poubelle « Le Mée sur Seine, ville propre » Et sur l’abribus une carte des quartiers de la ville Cet arrêt de bus Nous ne le connaissons pas Nous prenons le bus à l’arrêt Sorbier Derrière le collège Jusqu’à la gare de Melun En face de l’abribus Il y avait des belles fleurs Blanches, jaunes et violettes Des fleurs de printemps On les appelle jonquilles et crocus Puis nous avons pris la rue Eugène Delacroix Là se trouve une cabine téléphonique C’est là que nous appelons nos grands parents En Mauritanie et en Côte d’Ivoire Là se trouve aussi une boîte postale Un peu plus loin Nous avons vu un parterre de pensées L’un de nous, Bennyson, L’a écrit sur sa main Pour s’en souvenir Sur le chemin du retour De la gare au collège Nous nous sommes arrêtés Square Romain Rolland Là sur un mur On voit une fresque Du Dieu Pluton Une reproduction d’une sculpture D’Henri Chapu Un artiste du Mée sur Seine Après nous avons pris La rue François Girardon et la rue Antoine Houdon Nous marchions Nous avons pris en photo les immeubles et les balcons donnant sur la rue Ca nous plaisait parce que c’est bien construit Parce que c’est joli Les balcons avec dedans de jolies fleurs Qu’on appelle jonquilles Nous, nous disons « Flocons jaunes » Ce sont des fleurs de printemps Il y avait aussi des petits arbustes Et même deux petits sapins Dans ces balcons tout ronds Qui servent de jardinières Devant les maisons Il y avait des forsythias De couleur jaune Comme les jonquilles Avant de quitter le quartier de la gare On s’est arrêtés devant l’immeuble Où habite Mamadou Sur son balcon, on ne voit pas de fleurs Mais une antenne parabolique Pour recevoir Canal, Tiji, France 5, France 2, Energie 12, Info Sports, Gulli, Virgin 17, NRJ Paris En Côte d’Ivoire On reçoit aussi Tiji et Canal Mamadou nous a dit qu’il aime s’installer sur son balcon Pour regarder les gens et le paysage Juste avant de rentrer au collège On s’est arrêtés au Parc de Meckenheim Là-bas nous allons jouer au foot ou au basket Nous nous promenons à vélo Il y a aussi une sorte de tour Eiffel en cordes Où on peut grimper Au parc de Meckenheim Sont interdites les motos et les mobylettes.'

 

La gare du Mée-sur-Seine

'Nous voulons vous présenter La gare du Mée sur Seine C’est une gare de RER Le RER D C’est de là que nous partons vers Melun ou Choisy Vers Paris aussi Châtelet, Strasbourg Saint-Denis Porte de Clignancourt, Saint Lazare Vers Villeneuve Saint Georges ou Combs la ville Corbeil ou Evry Le jour où nous sommes allés à la gare Elle était en travaux Nous avons lu sur une affiche publique « Aménagements des abords de la gare du Mée sur Seine » Les alentours étaient renouvelés et améliorés pour les voyageurs Pendant les travaux, la gare Fonctionnait On pouvait s’orienter grâce aux plans On pouvait vérifier l’heure des trains Sur les écrans On pouvait composter nos tickets Les portails s’ouvraient On pouvait descendre sur les quais Et attendre le train Puis partir.'

 

L’allée de la gare au Mée sur Seine

'Nous voulons vous faire visiter Au Mée sur Seine L’allée de la gare Que nous connaissons bien Mais que vous ne connaissez peut-être pas Si vous venez à l’allée de la gare Vous verrez des magasins chinois La Poste du Mée sur Seine Où on envoie des lettres, des cartes postales Ou de l’argent à nos familles Vous verrez la boulangerie « La Panetière du Mée » Et aussi une cabine téléphonique Sur cette allée on peut acheter Du pain et de la baguette Du Coca Cola et de l’eau Des gâteaux et des bonbons Des sandwichs et des croissants Une blouse et un pantalon Une jupe et une robe Et même des patates douces et des pommes de terre Ou encore de l’atiéké On le prépare avec du poisson, Des oignons et des piments Comme en Côte d’Ivoire où le plat s’appelle « gaba ».'

 

L’hôtel de ville

'Avec Monsieur Dauvergne, l’adjoint au Maire du Mée-sur-Seine pour la culture Nous sommes allés à l’hôtel de ville du Mée D’abord il nous a faits entrer dans la salle du conseil Où se réunissent le maire et ses conseillers municipaux Dans la salle il y avait la photo du président de la république Puis il nous a emmenés Dans la salle des mariages Là, il y avait une statue de Marianne Marianne, ce n’est pas la mariée Ce n’est pas non plus le symbole du mariage Mais celui de la France, comme le drapeau bleu, blanc et rouge Dans cette salle, quand on vient pour se marier On doit déposer des papiers Lire l’acte de mariage et dire oui Après c’est fait, on est mariés. Puis nous avons pu entrer dans le bureau du maire Là-bas, il y avait des tableaux, des sculptures, Même une sculpture d’Henri Chapu Il y avait aussi plein de drapeaux : Drapeau de l’Europe, de la France, de l’Espagne et de l’Allemagne On a compris pourquoi, au Mée sur seine, on trouve les parcs de Meckenheim et de Pozoblanco La ville est jumelée avec la ville de Meckenheim en Allemagne, et de Pozobanco en Espagne.'

 

Le Musée du sculpteur Henri Chapu au Mée-sur-Seine

'Nous sommes au Mée-Sur-Seine Dans le quartier du Mée Village La partie ancienne de la ville Nous venons d’entrer au Musée Henri Chapu C’est Monsieur Dauvergne, l’adjoint, le bras droit du Maire Qui nous accueille dans ce musée. A l’entrée, on découvre le visage de Monsieur Chapu D’abord sur une peinture Puis sur une sculpture, un buste en plâtre Le sculpteur Henri Chapu avait une grande barbe Il a l’air assez vieux Il est né en 1833 au Mée-Sur-Seine Ss parents étaient gardiens d’une grande maison En 1855 il reçoit le grand prix de Rome Pour une de ses sculptures Et il part travailler en Italie Dans le musée, il y a des statues En bronze, en argile, en marbre et en plâtre Sur toutes les sculptures on peut voir la signature de Monsieur Chapu Les statues en plâtre, ce ne sont pas les vraies, mais les modèles On dit les moulages. Monsieur Chapu les avait donnés à la Mairie de la ville où il est né La Mairie en avait tellement, elle en a fait un Musée Pour que les gens connaissent cette sculpture Dans une salle de Musée Sous une vitrine Il y avait une statue de femme Nous avons cru que c’était peut-être la femme, la mère ou la sœur de Monsieur Chapu Mais c’était la duchesse d’Orléans Morte depuis longtemps Une figure tombale On en trouve dans les cimetières ou dans les églises Quand quelqu’un est parti, qu’il ne reste que les os On regarde la statue, on revoit la personne. Dans une autre salle, Il y avait une grande statue Du dieu Pluton Le dieu des enfers et du feu dans l’Antiquité On l’a beaucoup aimée Parce qu’elle avait l’air vrai Surtout ses cheveux : blancs, courts et bouclés Comme s’il avait mis des bigoudis Dans le quartier nouveau du Mée- sur – Seine, Vers l’allée de la Gare A côté de la pharmacie et du tabac, pas loin du restaurant Ali Baba On voit une peinture de ce dieu Faite par les élèves du collège La Fontaine Pas loin de notre collège Elsa Triolet Il avait aussi plusieurs statues de Jeanne d’Arc écoutant ses voix Elle était assise, les jambes repliées et les mains croisées On la regardait et on se disait : « Si c’était une amie, elle serait gentille » Dans le musée on n’avait pas le droit de toucher les moulages en plâtre Sinon ils se brisent parce que dedans, il y a du métal Par exemple, pour la statue de la morte Son bras était cassé Il fallait le réparer Mais on pouvait toucher les marbres et les bronzes Par exemple « La jeunesse » qui est en bronze C’est une sculpture très lisse, dure et froide comme du métal. Une autre sculpture s’appelait « La vapeur » La vapeur, avant, c’est ce qui faisait marcher les trains On voit bien, derrière la statue, la vapeur et on peut même la toucher A la fin du musée La sculpture du « Génie de l’immortalité » A été faite pour la tombe de Monsieur Chapu Qui se trouve au cimetière du Mée-sur-Seine Quand est sortis du musée On se sentait heureux Parce que nous tous, dans la classe, nous n’étions jamais allés dans un musée Nous n’avions jamais vu de sculptures comme celles des dieux de l’Antiquité.'

 

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Lycée professionnel Louis Lumière, Chelles (Seine-et-Marne)

Chelles 2, le centre commercial

'Chelles 2 se trouve presque en face de notre Lycée. C’est une chance. Il suffit de passer au-dessus d’une voie rapide pour y arriver. Nous aimons l’architecture du bâtiment en forme de rotonde. C’est bien organisé.  Dans ce centre commercial, il y a un grand magasin carrefour où nous achetons nos boissons. Et beaucoup de petites boutiques. Cette image montre les enseignes des boutiques de ce centre commercial Il y a un quick où nous aimons aller déjeuner avec nos amis mais aussi en famille. Dans l’entrée, il y a un petit arbre et juste à côté les ascenseurs pour se rendre aux différents étages. Il y a aussi des tapis roulants pour accéder aux étages. On aime s’amuser à les prendre à contresens. Une des boutiques que l’on préfère c’est Star Sport car il y a des grandes marques comme Baby Milo, G Star. On a apprécié l’accueil d’un des vendeurs qui au début était un peu inquiet de nous voir arriver dans son magasin. Sephora est un magasin de parfum, de crème et de maquillage que nous aimons beaucoup, surtout les filles. Quand on est bon client, on peut avoir une carte de fidélité qui donne des réductions et des cadeaux. Sur cette image Knarick nous présente son parfum préféré. Avec son sourire, elle nous donne vraiment envie de l’acheter ! On s’est aussi rendu chez Jennifer C’est une boutique « branchée » pour les filles. Un magasin que l’on apprécie, c'est Go sport. On y trouve plein d’accessoires pour le sport. Dans ce centre commercial, beaucoup de magasin sont fermés comme Joel Junior. Un jour, une dame un peu âgée s’est mise en colère et s’est presque fâchée contre nous. Elle nous a dit « Vous avez vu c’est un désastre, il n’y a plus de boutiques à Chelles ». Mais nous, nous lui avons répondu qu’il y a tout même Sephora, Jennifer et d’autres boutiques. Ce qui est sûr c’est que le parking à l’extérieur est souvent désert.'

 

Les églises de Chelles

'Nous sommes allés visiter un monument historique à Chelles. Les églises Saint Georges et Sainte Croix. Elles font partie du patrimoine de la ville. Elles sont devenues aujourd’hui un Centre d’art contemporain. Aurélia travaille au Centre d’art contemporain. Elle nous a montré où se situent ces églises sur un plan ancien de Chelles. Ces photos anciennes des deux églises sont dans le catalogue du Centre d’art. On voit bien que les deux bâtiments sont collés. Le bâtiment le plus petit est le plus ancien. Au fil du temps, ces églises se sont transformées. En premier, en granges pour stocker les grains. Ensuite, en maisons d’habitation au premier étage et en magasins au rez-de-chaussée et même en garage. Dans les années 1970, des habitants de Chelles ont gratté les murs. Ils ont découvert les anciennes églises. Ils ont été étonnés car la mémoire de ces églises avait été oubliée. Les églises ont alors été restaurées. Elles se trouvent maintenant sur la place de la mairie. Sur ces images, on peut voir les différentes façades. J’ai pris cette photo parce que je n’ai jamais vu une fenêtre comme ça. C’est un vitrail et je trouve que c’est très joli. Ca me fait penser au trèfle sur les cartes de jeu. Quand on entre, on voit un grand espace et, au fond, la belle fenêtre. Il y a deux fenêtres sur le côté et deux petites fenêtres en haut. Les fenêtres sont différentes entre la première et la deuxième église. J'ai pris en photo cette colonne ancienne pour montrer les arcs, les arrondis et la décoration de fleurs. J'ai pris aussi la fenêtre pour l’ombre sur le sol et pour le paysage à travers la fenêtre, les arbres et les immeubles. Sur cette image, on voit bien l'architecture de l'ancienne église et le plafond moderne du Centre d'art contemporain. La prochaine exposition commencera le 5 juin 2010. Et nous sommes invités au vernissage. L'artiste s'appelle Stefan Nicolaev. Il va disposer jusqu'au plafond des bouteilles vides de Ricard et de vin. C'est bizarre : des bouteilles d'alcool dans une église ! Mais aujourd’hui ce lieu a changé d’usage. Ce n’est plus un lieu de culte. C’est un lieu réservé à l’art !'

 

Le lycée Louis Lumière

'Notre Lycée s’appelle Louis Lumière, c’est un lycée professionnel. Il se trouve a Chelles. Avant d’entrer au Lycée on peut voir le terrain de sport et au fond le gymnase. On aime faire du sport, et cette année on a même fait du hip-hop. Sur cette image, on voit le parking des professeurs et surtout la future « piscine » du Lycée sans eau ! Là, on se trouve dans la cour du Lycée où nous passons les récréations. Juste en face, on peut voir le préau et les bureaux des proviseurs et le secrétariat. Ca c’est notre cantine, où nous mangeons. Parfois c’est bon et parfois non. Et quand il y a du monde, la queue est très longue, il y a des élèves qui poussent et qui coupent la queue. Dans la cour il y a des tables de ping-pong mais nous n’y avons jamais joué parce qu’il y a toujours des gens assis dessus !  Dans la cour, il y a même une sculpture à coté du CDI. Mais nous ne savons pas ce qu’elle représente. C’est de l’art bizarre ! Voilà l’entrée du CDI, la couleur du bâtiment est différente de celle du reste du Lycée, car il est tout nouveau. Il vient d’être construit. Au CDI, on peut consulter des magazines, des romans, des BD. On peut s’asseoir et les lire tranquillement. Il y a du choix. Au CDI, il y a surtout des ordinateurs. On ne peut pas aller sur facebook ou myspace, mais on peut tout de même aller sur skyrock. On peut aussi consulter internet et travailler. Nous aimons les ordinateurs ! Cette affiche que l’on trouve au CDI et dans tout le lycée rappelle qu’il est interdit d’écouter de la musique avec le mp3, d’utiliser son téléphone portable, de manger, et de porter un chapeau ou une casquette. Le lycée nous a donné un agenda pour l’année scolaire 2010-2011. Notre professeur pense à en mettre de côté pour nous. Un autre lieu qu’on apprécie au Lycée c’est la maison des lycéens. On peut y jouer au baby-foot. On peut yboire un café. Il y a des distributeurs de boissons et de nourriture. On y va pendant la récréation ou quand nos professeurs sont absents, en fait, on y va dès que l’on a un trou dans notre emploi du temps ! Sur le mur du fond de la MDL, il y a un très joli graf. Ce graf représente une fille DJ et un rappeur. C’est mieux qu’un mur blanc. Voilà le bâtiment H, c’est là où se trouve notre salle de classe. C’est là aussi que se trouvent les ateliers d’électricité. Le mur extérieur est décoré par un graf. Il a été fait par des élèves, il y a longtemps. Sur cette image, on voit une passerelle qui relie le bâtiment G au bâtiment H. Mais elle est interdite aux élèves. Elle est réservée uniquement aux professeurs. Nous entrons dans le bâtiment H par cette porte pour aller dans notre classe. Voilà notre classe. Il y a 6 ordinateurs et nous sommes 19 élèves. Nous voulons tous aller sur les ordinateurs alors c’est parfois un peu la bagarre ! Nous avons décoré les murs de la classe avec des photos de sorties, des travaux faits en classe. Vous pouvez trouver notre classe facilement parce que sur la porte il y a écrit "classe d’accueil". La classe d’accueil, c’est une clase qui accueille des jeunes étrangers qui viennent d’arriver en France. Les professeurs les aident à apprendre le français pendant une année. Dans notre classe, les élèves viennent de 14 pays différents.'

 

Le parc du souvenir et la gare RER

'Le parc du souvenir se trouve juste en face de la Mairie de Chelles. A l’entrée du parc, il y a un monument en souvenir des combattants et des résistants de la seconde guerre mondiale. C’est pour cela que le parc s’appelle le parc du souvenir. Cette pancarte indique les règles à observer dans ce parc. Il rappelle surtout que chacun est responsable de cet espace public. Tout le monde est accueilli dans ce parc même les pigeons ! Dans ce parc, on peut marcher sur les pelouses et même jouer au foot. Certains d’entre nous jouons d’ailleurs au foot ici les dimanches. Les photos que nous avons prises montrent un parc un peu désert. Il faisait très chaud. Trop chaud pour rester sur les pelouses en plein soleil. Dans ce parc, il y a un petit espace réservé pour les enfants. Nous y allons parfois avec nos frères, sœurs, nièces ou neveux. Il y a plein de jeux : des balançoires, des toboggans et des petites cabanes... Nous avons rencontré une grand-mère. Elle traverse tout Chelles pour se rendre ici avec ses petits-enfants. Elle apprécie ce grand espace vert. C’est cette dame qui nous a expliqué l’origine du nom du parc. Les gens viennent aussi dans ce parc pour se reposer et se relaxer. Ils s’assoient tout simplement sur un banc. Nous avons longuement discuté avec un A.S.V.P. Un ASVP est un agent de surveillance de la voie publique. Il nous a expliqué la fonction de son métier. Et il nous a bien précisé la différence entre sécurité et surveillance. Cet agent a pour mission d’être courtois et dévoué auprès des passants, comme l’indique son blason. Il nous a dit qu’avant il était charcutier traiteur. Pour des raisons de santé, il a du changé de métier. Cet agent connaissait beaucoup de choses sur l’histoire de Chelles. On l’a pris en photo avec une pancarte qui rappelle l’engagement courageux d’un maire de Chelles pendant la Seconde guerre mondiale. Dans ce parc, il y aussi une borne qui date du Moyen-Age. Elle servait à indiquer la distance entre Paris et Chelles. D’un côté on peut voir le chiffre 9 qui correspond à 9 miles et de l’autre on peut lire 18, ce qui correspond à 18 km. Quand on sort du parc, on tombe sur le marché couvert et la gare des bus de Chelles. Il y a les arrêts de bus A et E. Ce sont les lignes que nous prenons pour aller au lycée. Cette carte n’est pas un simple plan de Chelles Elle montre le chemin des bus. Mais nous ne nous en servons pas ! Beaucoup d’élèves dans la classe prennent le train pour venir au lycée. La gare RER et SNCF se trouve juste à coté de la gare des bus. Pour prendre le train, on valide notre titre de transport. Sur les quais il y a de la pub, on peut être ainsi au courant des sorties de films. Parfois on attend le train et il n’arrive pas... C’est un jour de grève !

 

 

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Collège Willy Ronis, Champigny-sur-Marne (94)

Les archives de la ville de Champigny

C’était le mardi 30 mars 2010. Et nous sommes partis visiter les archives communales de Champigny, dans une annexe de la Mairie Nous avons attendu un peu l’archiviste car elle était un peu en retard Dès son arrivée, elle nous a faits rentrer. D’abord, une de nos camarades, Massandje a présenté la classe, notre projet d’ethnologie et notre travail sur les patrimoines de la ville. Ensuite, l’archiviste nous a expliqué en quoi son travail consiste : garder les documents du passé et du présent car les archives servent à écrire l’histoire de demain. Son métier d’archiviste existe partout dans le monde et les archives regroupent plusieurs types de documents : photos anciennes, cartes géographiques, cartes postales, dessins, CD, DVD, Disques numériques. Si on compare l’Antiquité et aujourd’hui, il faut beaucoup moins de place aujourd’hui pour garder les archives. Dans l’Antiquité, il fallait de grandes salles pour les registres écrits à la plume. Aujourd’hui, on peut conserver des centaines de registres sur un petit disque dur, dans un tiroir. On a évolué vers la technologie qui permet de gagner de la place. Chez nous aussi, on garde des archives pour nous souvenir du passé : des dessins d’enfants, des photos de famille, des photos de classe. Si on regarde des photos de classe des années 50, on s’aperçoit que les filles et les garçons étaient séparés car ils ne recevaient pas la même éducation. Le ménage, la couture et la cuisine étaient par exemple réservés aux filles. En discutant, on s’est rendu compte que tous les collectionneurs sont des archivistes privés : collections de pierres, de bouteilles de parfums, de pièces de monnaie, d’étiquettes de vin, de chaussures… Au moment de découvrir les archives de Champigny, posées sur une grande table, nous avons dû enfiler des gants en plastique. Pour ne pas abîmer les documents. Dans les archives de Champigny, il y avait des cartes postales anciennes, des documents manuscrits et dactylographiés, des plans des rues de Champigny autrefois, des photos aériennes qui montraient comment Champigny a évolué de la campagne à la ville Les cartes postales anciennes, on les reconnaît à leur écriture à la plume, au timbre ancien et au cachet de la poste. Nous avons reconnu sur ces cartes postales la place de Champigny qu’on appelle aujourd’hui la place Lénine, et aussi l’église Saint Saturnin. Nous avons bien aimé les cartes parce que nous voyons le marché aujourd’hui et maintenant nous pouvons imaginer comment il était avant. Nous avons été intéressés par les écritures parce qu’on écrivait à la plume autrefois et qu’on n’avait pas de stylo. Nous avons aimé les documents sur les transports. Ils n’étaient pas très anciens et pourtant on voit les changements dans les bus, dans les voitures et dans la gare de Champigny Nous avons aussi découvert le logo de la ville de Champigny. Le bleu, c’est l’eau, la Marne. Le vert, c’est la nature. Et le rouge c’est pour la politique parce que Champigny est une ville communiste. L’archiviste nous a aussi expliqué le blason de la ville où on reconnaît des vignes, un bateau, une couronne et la devise : « Ni fer ni feu, rien ne me peut », ce qui veut dire que rien ne peut me battre. Parce que la ville a été détruite en 1870 On a aimé ces archives. Parce que ça nous aide à comprendre le passé Et à expliquer et observer le présent. Et pendant notre visite, nous avons pris des photos. Ce sera une archive.’

 

Les bords de Marne

‘Voici les bords de Marne A Champigny C’était un jour de printemps Un mardi matin Nous avons fait un tour au bord du fleuve Sur la berge Il y avait de l’herbe verte et un petit rat qui avait fait son terrier Nous l’avons vu, nous l’avons poursuivi, mais il s’est échappé Au bord de l’eau il y avait des canards et des pigeons Et des gens qui étaient assis tranquilles Ils prenaient l’air et le silence Sur le fleuve, glissaient des cygnes Il y avait aussi un homme qui faisait du canoë Un parcours nature Permettait de connaître les arbres, les fleurs et les oiseaux Nous avons marché un petit moment Sur le chemin au bord de l’eau Puis nous avons grimpé les escaliers Jusqu’au Pont de Champigny Là où on prend les bus 306, 116 et 208 L’ « Arrêt » s’appelle « Le Marché » Du Pont, on pouvait voir La Marne Des arbres avec du gui qui s’accroche à leurs branches Et d’autres dont les branches sont comme des cheveux Qui retombent Des saules pleureurs Et le paysage très loin Qui faisait rêver au bord de la mer.’

 

L’église Saint Saturnin

‘Aujourd’hui, nous sommes allés à l’Eglise Saint Saturnin de Champigny-Sur-Marne Elle est juste à côté de notre collège Dans la rue de l’Eglise Pour y arriver, on passe d’abord par un petit parc Où les enfants viennent jouer Et leurs parents les regardent jouer. Dans le petit parc, il y a cinq bancs Nous venons nous asseoir là pour parler, manger, draguer. Parfois même on vient danser ici avec nos amis Et on se filme avec les portables Plus loin, il y a un coin où on joue au foot En arrivant à l’église, nous avons remarqué au-dessus du portail, quatre symboles : un lion, un aigle, un taureau et un ange avec une trompette. Le soleil brillait ce jour-là, nous étions tous en T shirt L’Eglise avait l’air ancienne, le temps était passé sur ses murs gris comme un nuage de pluie. Mais elle gardait son clocher bien droit L’un de nous, Moussa, a plaisanté sur ce mot « clocher » Qui ressemble à « clochard » Ce n’était pas si bête Parce que le mot « clochard » remonte à l’époque Où on payait les mendiants dans les églises Pour sonner les cloches.’

 

La gare de Champigny

‘Nous sommes à la gare de Champigny Nous voulions vous la montrer Parce que nous prenons le RER A Ici Tous les jours Vers La Varenne, Boissy Saint Léger, Saint Maur Créteil, Parfois aussi vers Paris Le samedi ou le dimanche Pour aller chez des amis Alors on s’arrête à Nation ou Châtelet – Moi, je vais seul jusqu’à Barbès Pour voir ma famille d’accueil – A la gare de Champigny Il y a un distributeur de billets Un guichet Une machine pour recharger les Pass Navigo Et des écrans pour connaître l’heure des trains Il y a un petit magasin Où on vend des magazines Mais aussi des journaux Des chips et des bonbons Des chocolats et des chewing-gums Près de cette gare Il y a une boulangerie Où on vend des pains et des croissants Mais nous avons oublié de la prendre en photo.’

 

Le marché

‘Nous sommes au marché de Champigny Place Lénine Il fait beau C’est un mardi matin Du mois de mars Ici on fait ses courses On achète Des vêtements et des bijoux Des chaussures et des chaussettes Des écharpes et des bonnets Des montres et des sacs à main Des fruits et des légumes` Du poisson et de la viande Des beignets et des crêpes Du fromage et du pain Et aussi des fleurs Des roses jaunes et rouges Pour sa petite amie Sur ce marché Il y avait des radis noirs Nous n’en avions jamais vus Du chorizo et du jus de fruits Sumol Qui nous rappellent le Portugal Il y avait aussi un homme qui s’appelait René Bon Il vendait de la viande de bœuf et de cochon Il nous a dit qu’il était là depuis cinq heures du matin Qu’il venait depuis 20 ans Et que c’est un dur métier On s’en doutait Le matin, en venant au collège Nous voyons les maraîchers Installer les auvents pour se protéger du vent, de la pluie ou du soleil. Ce marché, nous le connaissons bien Nous achetons ici des biscuits et des colliers de perles Du maquillage, parfois un T shirt.’

 

Le parc du Plateau

‘C’était en avril 2010 Juste avant les vacances de Pâques Nous sommes partis du collège Musselburgh Au Parc du Plateau A Champigny Pour arriver au parc, il faut monter la rue Martelet Nous sommes passés devant la résidence des Coteaux Les Coteaux, parce que jadis, à Champigny, poussaient des vignes Devant la Résidence, la Maison des Associations Arrivés tout en haut, on voit un panorama Sur Paris et sa banlieue Mais ce jour-là la Tour Eiffel était dans la brume On voyait juste un peu la Tour Montparnasse En entrant dans le parc, on découvre un panneau avec le plan Et on se dit qu’il est grand C’est pourquoi, nous nous sommes partagés en trois groupes L’un observait la nature, L’autre, les sports et loisirs Et le troisième les arts monuments Le parc du Plateau, c’est la nature On peut sentir qu’on est dans une forêt L’air est frais On entend les oiseaux, le bruit du vent dans les feuilles Et ça donne envie d’aller pique-niquer. Il y a beaucoup de fleurs, d’arbres, d’herbe verte et de champignons On peut sentir les parfums des fleurs Il y a même un olivier planté pour la paix. Il y a aussi beaucoup de bambous autour d’un étang On s’y est perdu comme dans un labyrinthe Et des feuilles de bambou flottaient partout sur l’eau Dans ce parc, on trouve aussi des jeux sportifs et de loisirs pour les enfants Nous avons glissé sur un toboggan normalement destiné aux enfants de cinq à douze ans. Entre la route et la passerelle qui passe par-dessus l’autoroute On a couru comme des fous furieux parce qu’on ne pouvait pas résister à tant d’espace. Après, nous sommes allés sur le terrain de skate. Il est immense. Mes camarades ont grimpé très haut et après, ils sont descendus en glissant Mais certains avaient peur de grimper là-haut. On a aussi essayé de jouer au tennis de table Mais sans raquette, c’était difficile. Dans le parc, on trouve des œuvres d’art et des monuments Il y a par exemple une fontaine Son bruit est comme l’eau qui descend d’une montagne Mais elle sent le chlore comme si on était à la piscine. Cette fontaine sort d’un mur énorme. C’est fascinant. Ces 3 bouches en métal qui crachent de l’eau. Il y a des murs faits à l’ancienne, avec des pierres posées les unes sur les autres Et un grand mur en métal orange avec des tags Il y a aussi un monument : un canon, en souvenir de la guerre de 1870 Entre Allemands et Français Et une fontaine qui fait partie du Fonds d’art contemporain de la Marne Mais elle est sans eaux. Et enfin une sculpture noire Créée par Rui Chafes Un artiste portugais Qui porte le même prénom Qu’un élève de notre classe La sculpture représente comme des molécules C’est peut-être des raisins En souvenir des anciennes vignes de Champigny.’

 

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Collège Molière, Chennevières-sur-Marne (94)

L'arrêt de bus près du collège

'Nous sommes route de Chènevières, au bord de la Nationale 4 qui passe par Chènevières, Ormesson, La Queue en Brie, Pontault-Combault, et qui va plus loin encore. Nous nous sommes arrêtés à l’arrêt de bus appelé « Fort de Champigny ». Nous avons photographié le bus lui-même, le bus O3 que nous prenons tous les jours. L’abribus avait disparu, il ne restait que les horaires En face de l’arrêt, se trouvent le magasin Lidl et le MacDo. Nous y allons après les cours ou bien des jours comme aujourd’hui quand c’est grève au collège et qu’il n’y a pas de cantine. Au Portugal, Lidl est là aussi. On y vend presque les mêmes choses Sauf les baguettes. Mais au Brésil, on trouve des pains appelés « pains français » et qui n’existent pas ici. C’est comme des baguettes, mais plus petites. Au Cap-Vert aussi, elles existent aussi. On les appelle carçaças Dans les magasins d’ici, on vend des choses qu’on ne trouve pas chez nous : en Tchétchénie, on ne vend ni porc ni baguettes. A Haïti, il n’y a ni quatre-quarts ni cordon bleu. Mais on vend des dindons, de la pintade, des pigeons ou des ortolans. Nous avons voulu parler de cet arrêt de bus parce que c’est par là que nous arrivons au collège. Et c’est de là que nous repartons chez nous.'

 

L’église Saint Pierre

'Nous sommes à l’église Saint pierre, à la paroisse Saint Pierre de Chennevières sur Marne, la ville où se trouve notre collège, le collège Molière. L’église se trouve rue Durmersheim. Nous l’avons d’abord observée de l’extérieur, nous avons pris des notes et des photos Elle était fermée à clés. Nous ne pensions pas pouvoir entrer Quant tout à coup une dame est arrivée. Elle s’appelait Madame Odile et venait s’occuper des fleurs de l’église Elle nous fait entrer et nous a raconté l’histoire de ce monument. Nous avons appris que l’église avait été construite au 13ème après jésus christ. On a mis plus de cent ans à la construire parce qu’à l’époque, il n’y avait pas de machines. Rien que des pelles et des brouettes. Dans l’église nous avons découvert les vitraux qui racontent la vie de Saint Pierre. Les vitraux, c’est comme une bande dessinée Dans les églises, ils racontent la vie de Jésus-Christ et des apôtres On voyait par exemple Saint Pierre apportant les clés du Paradis. Et la scène du lavement des pieds ou de la pêche miraculeuse Et aussi Jésus en train de marcher sur les eaux Les vitraux dataient du 19ème siècle, sauf celui du chœur de l’église, qui était beaucoup plus ancien. Il datait du 15ème siècle C’est une église de style roman, début de gothique. Sur une clé de voûte, sont gravés les visages Saint Louis et Blanche de Castille Et les chapiteaux des voûtes sont tous décorés de feuilles de vigne et de chanvre. Le chanvre, c’est de là que vient le nom de Chènevières. On y cultivait cette plante pour fabriquer des tissus et des cordes. Sous l’autel, Il y avait une pierre qui venait de la Basilique Saint Pierre de Rome. Sur une étagère, il y avait des livres de prières qu’on appelle missels Ce que nous avons le plus aimé, c’est parler avec Madame Odile et connaître l’histoire de Saint Pierre. Souadou, une de nos camarades, rentrait pour la première fois dans une église. Jusque là, elle ne connaissait que les mosquées. Elle a senti l’encens, ce n’était pas aussi bien qu’à la mosquée.'

 

Le fort de Champigny 

'Nous étions au Fort de Champigny A Chennevières sur Marne A côté de notre collège Le collège Molière C’était un mardi Le 16 mars 2010 Ce fort date de 1878 Mais on a fini de le construire en 1880 Nous le savons parce que c’est inscrit dans la pierre A l’entrée Dans ce fort, il y a la police municipale Le SMJ, le Service Municipal de la Jeunesse Et une ancienne cartoucherie Où on entreposait les munitions pour la guerre Des balles, des obus et des boulets de canon C’est une dame qui nous l’a dit Elle travaille à la police municipale Qui n’est pas la police nationale, Elle nous l’a précisé Elle nous a raconté que ce fort N’a jamais servi Il a été construit pour faire diversion C’est-à-dire pour faire peur aux ennemis Cette dame ne voulait pas qu’on prenne le fort en photo Peut-être avait-elle peur des ennemis Ou de nous Peut-être était-elle timide Elle ne voulait pas non plus qu’on rentre à l’intérieur C’est autorisé uniquement les journées du patrimoine. Alors nous sommes revenus sur le pont A l’entrée Nous avons dessiné le portail du fort Nous avons pris en photo la tour des communications hertziennes Parce qu’on la voit de partout à Chennevières.'

 

L’hôtel de ville

'C’était mardi 30 mars 2010. Nous sommes allés à l’hôtel de ville de Chènevières sur Marne, la ville où nous sommes au collège. L’hôtel de ville se trouve juste en face du théâtre, sur l’avenue du Maréchal Leclerc. Nous y sommes entrés pour visiter l’intérieur Là nous avons rencontré Madame Gisèle. Elle était à l’accueil. Elle est hôtesse réceptionniste. Elle nous a dit que la mairie était récente, à peine 20 ans Avant, elle était beaucoup plus petite et elle se trouvait en face de l’église. Elle nous a ensuite expliqué tous les services de la mairie : le Le CCAS, le centre social municipal, qui s’occupe des difficultés financières et sociales des habitants de la ville La « Vie scolaire » pour inscrire les enfants à l’école ou à la crèche L’état civil pour les pièces d’identité, les passeports Les actes de naissance, de mariage et de décès Le service d’urbanisme pour l’autorisation de construire Au service d’état civil, nous avons rencontré deux employées. Elles nous ont dit le nom de leur métier : Agent territorial. Elle nous ont appris deux choses étonnantes : la première, c’est qu’on ne fait pas d’acte de naissance à la mairie de Chènevières parce qu’il n’y a pas de maternité dans cette ville La deuxième, c’est qu’il faut payer sa place au cimetière. Il y avait un grand plan de cimetière accroché au mur. Il servait à montrer les places disponibles et à choisir sa place pour quand on est mort Ça s’appelle une concession. Elle fait deux mètres carrés. On l’achète à 320 euros et quatorze centimes pour quinze ans. Si on n’est pas mort, on renouvèle et on paie une deuxième fois Ce qu’on le plus aimé dans cet hôtel de ville, c’est rencontrer les gens qui y travaillent et mieux comprendre la mairie.'

 

La table de ping-pong et les souvenirs des CLA

'Nous sommes juste devant le collège Molière Là où les bus attendent les élèves puis font demi-tour. Là-bas il y a un endroit où nous nous retrouvons entre amis Pour attendre la sonnerie, discuter, rigoler Terminer notre travail quand on ne l’a pas fait chez nous Cet endroit, c’est une table de ping-pong en pierre Nous n’y jouons jamais au ping-pong parce que nous n’avons pas de balle Sauf quand il neige Nous façonnons des balles en forme de boules de neige. Cette table, c’est notre patrimoine Parce qu’on y retrouve un peu d’histoire des élèves des Des classes d’accueil du collège Molière Cette histoire, ce sont les signatures des élèves de CLA Nous avons reconnu le nom d’une ancienne élève Daphny, elle était originaire du Portugal Elle est maintenant au collège Musselburgh de Champigny Il y a aussi, inscrits dans la pierre, D’autres noms et prénoms et des noms de pays, Des numéros de téléphone Des gros mots en différentes langues Mais nous ne pouvons pas les dire ici Egalement des messages d’amoureux Love, je t’aime, etcetera. Des dédicaces, Des initiales avec un signe + entre les deux, et un cœur à la fin Et des graffiti, des noms dessinés en lettres de feu Quand nous partirons du collège Molière Nous écrirons sur cette table Nos noms, ceux de nos amis et ceux de nos pays Peut-être aussi une dédicace d’amour...'

 

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Collège Pasteur, Créteil (94)

Les animaux du lac de Créteil

'Nous sommes au bord du lac de Créteil. C’est un oiseau sur une branche qui veut rejoindre la rive. L’oiseau cherche des insectes. Après avoir mangé quelques uns, il retourne dans l’eau fraiche faire une baignade et retrouver son ami le cygne. Ivan regarde l’oiseau au bord du lac, il aimerait nager avec les oiseaux. En Russie il allait souvent nager dans la rivière. Il se souvient de l’eau froide de la rivière et de la sensation de bien être après avoir nagé. Le lac rappelle à Benard qu’il habitait à côté de la mer en Inde. En jouant avec le canard, il pense que le lac est un lieu idéal pour se détendre et se rafraichir les idées. Un autre canard, fatigué, vient se dégourdir les pates au bord du lac. Praveen s’approche, il lui fait peur ; il le regarde s’éloigner et rejoindre ses amis les canards. Un cygne rentre dans la photo et dans l’histoire. Sa blancheur nous éblouit. Devant le cygne, devant les canards, Darya se souvient que son prénom signifie « La mer ». Si nous avons choisi le lac, c’est à cause de ses couleurs. Nous voulons regarder les oiseaux qui se trouvent près de nous. L’atmosphère et la terre change très vite aujourd’hui, des animaux disparaissent rapidement et nous pensons qu’il faut préserver la nature, protéger les oiseaux, et aimer la terre.'

 

CDI 

'J’ai choisi le CDI parce qu’il y a beaucoup de livres qui présentent des pays qu’on n’a jamais visité. Il y a aussi des ordinateurs connectés à internet où l’on peut voir des photos de pays. on adore aussi le globe terrestre. Grâce à lui, on connaît mieux la planète et on peut situer les pays. Je vais souvent au CDI pour voir les photos et pour lire des histoires sur ce pays. Au CDI, on voit un jardin qui est au centre du collège, qui est désert. Il y a des grilles au premier plan, car il est interdit d’y aller. J’ai pris ces photos parce que j’aime la nature, elle nous a donné la vie, la lumière et même les maisons qui sont construites avec la nature. Au CDI, il y des livres d’histoires de la Fontaine. J’ai choisi la fable de La Fontaine parce que j’aime l’histoire de La cigale et la fourmi. C’est une histoire qui raconte que celui qui emprunte à un vilain défaut. J’ai choisi l’histoire universelle de l’art pour connaître les arts et pour apprendre à colorier avec la peinture.'

 

Centre commercial Créteil Soleil

'On a choisi le centre commercial parce qu’on y rencontre nos amis, on mange ensemble, on fait du lèche-vitrine, on achète des glaces, on mange des hamburgers, on rigole avec nos amis, on fait des tours, on prend les escalators. C’est un grand centre commercial, de trois niveaux. Il y a beaucoup d’entrées à Créteil Soleil. Celle-ci c’est le numéro 23. Il y a une place principale dans le centre, où il y a parfois des activités. C’est une place qui va du rez-de-chaussée au plafond et où l’on peut aller en prenant un ascenseur. Le jour où l’on a pris les photos, il y avait une exposition d’un photographe qui s’appelle Pierre Douoy avec qui on a discuté. Il est né à Amiens en 1971 et il photographie des animatux et la nature à travers le monde : l’Afrique, le Pacifique, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Canada et l’Alaska. Il montre ses photos dans les centres commerciaux, parce qu’il y a beaucoup de gens qui peuvent aussi les voir et s’y intéresser. J’ai choisi les poissons parce que je n’aime pas manger les poissons mais j’adore les images des poissons. Ils sont très jolis. J’adore surtout les poissons rouges. J’ai pris cette photo parce qu’elle me rappelle les voitures de courses, mais en fait c’est une méduse qui est lumineuse. C’est une table en verre où se reflète le plafond en verrière du centre commercial, sous la vitre de la table il y a comme un petit jardin : des cailloux et de la végétation.'

 

Les choux à Créteil

'Les immeubles du quartier du palais s’appellent les Choux. On les appelle les Choux car leur balcon est en forme de choux. Ils ont aussi le nom d’épi de mais. Ils ont été dessiné par Gérard Grandval. La construction a commencé jusqu’en 1969 jusqu’à 1974. Il y a 10 tours rondes de 15 étages. Les choux donnent leur surnom à tout le quartier. Gerard Grandval a reçu le label du « Patrimoine du XXème siècle ». A l’intérieur des choux les escaliers sont en colimaçon. Il y a deux ascenseurs. Les portes sont en fer, les fenêtres sont carrées, au sous sol il y a des caves. L’extérieur des choux est rond. Au milieu de l’ensemble des choux, il y a deux écoles : Blaise Pascal et Charles Péguy. En bus 281 ou 181, c’est à 10 minutes du collège Pasteur. Carlos et Claudio n’avaient jamais vu les bus de près. Tandis qu’Ahmed y passe de temps en temps, et que Gagny y vit. Il dort dans les choux, y mange, y joue, y fait ses devoirs. Sa mère et sa grand-mère sont aussi dans l’immeuble. On vit bien dans les Choux. Gagny garde souvent la maison : il paraît que des gens viennent parfois taper sur les boites aux lettres, des jeunes font n’importe quoi dans le hall. Avant ils y vendaient de la drogue. C’est pour ça que l’on a installé des caméras dans les choux. A Créteil il y a aussi des immeubles qu’on appelle les bananes (on en voit un bout sur les photos que nous avons prises), et les tablettes de chocolat, ces immeubles roses qui sont derrière les choux. Carlos remarquer qu’il y a beaucoup d’immeubles qui portent un nom d’aliment à Créteil : de la nourriture géantes, construites par des architectes très gourmands.'

 

Le cinéma Ciné Cité UGC

'Le cinéma de Créteil, l’UGC Ciné-Cité, est un endroit qui présente des milliers de films dans Créteil. On adore voir des films comme le Dragon Noir et bleu. Tous nos copains ont aimé ce film. Le cinéma ça aide les gens qui viennent d’arriver en France et ça aide aussi à parler en français. C’est pour ça que les gens qui viennent d’arriver, laissez-les aller au cinéma. Nous avons choisi le cinéma car le cinéma peut changer la vie. Quand on est touché au cinéma, on est attaché aux personnages. On est impressionné et parfois il arrive qu’on soit à « fond dedans ». On apprend des choses sur la vie au cinéma. Par exemple si on voit un petit garçon agressif qui insulte tout le monde autour de lui, y compris ses parents, puis on le voit ensuite être abandonné par tous, regretter d’avoir fait tout ce mal, on comprend que cela risque de nous arriver aussi. On se rend compte avant qu’il soit trop tard de ce qui peut arriver. C’est comme si le cinéma représentait Créteil Soleil. Gagny y va deux fois par semaine. Il aime les films d’action. Il trouve les caissiers très gentils, et aime beaucoup le décor du cinéma. Mateen aimerait bien rentrer dans la salle de cinéma : le rouge et le jaune du lieu l’impressionne un peu, et la cafétéria est un lieu agréable. Il n’a jamais été au cinéma en France. Il se souvient de Kung Fu Panda qu’il a vu au Pakistan et qui l’a fait beaucoup rire. Il aimerait goûter le pop-corn du cinéma en France, pour voir s’il a le même goût qu’au Pakistan.'

 

Le colombier seigneurial de Créteil

'Nous sommes allés, avec toute la classe, visiter les choses importantes à Créteil. Darya, Divine, Diva, Gelaxcy et moi nous avons choisi le colombier parce qu’il y a 400 ans qu’il est debout. Il a été restauré de 1980 à 1987. Dans le colombier, il y avait beaucoup d’oiseaux, des colombes. C’est pour ça qu’il est très important pour nous. Il y avait un jardin devant le colombier et il y avait beaucoup d’immeubles autour. On a photographié le panneau qui racontait l’histoire du colombier. Il y avait des grilles autour du colombier pour que les gens n’entrent pas dans le jardin. On a remarqué que la piscine et l’église étaient à côté du colombier. Il y avait beaucoup d’arbres autour du colombier. Les arbres commençaient à bourgeonner parce que c’était le printemps. On a trouvé des fleurs, celles-ci sont très jolies au printemps. Le colombier rouvrira le 5 mai 2010.'

 

L’Église saint Christophe à Créteil

'L’église saint Christophe est très importante à Créteil. Elle est un monument historique. On apprend en lisant le panneau d’information que l’église date du XIème siècle. A l’entrée il y a des colonnes. La porte est très grande. A l’intérieur il y a beaucoup de piliers très beaux. A l’intérieur, il y a une crypte où se trouvent les reliques des martyrs. Sur un des piliers, il y a la statue de saint christophe avec le petit jésus sur l’épaule. Au fond, il y a le christ en croix et au dessus il y a de très beaux vitraux. A gauche de Jésus, il y a la statue de la sainte-vierge, en marbre blanc. Elle est très belle avec sa couronne. Il y a également une icône de Notre Dame de Secours sur un panneau de bois accroché au mur et une petite tablette avec des bougies pour prier. A côté sous une autre fenêtre, il y a la statue de saint antoine qui est le saint des voyageurs. Il tient le Christ dans ses bras. Sur un pilier, il y a une plaque pour remercier Saint Christophe. Au sol, il y a la tombe du Curé de l’église décédée en 1787. Il s’appelait messire Louis Boudré. Il y a un livre d’or pour écrire ses problème et que quelqu’un puisse les lire et prier. Il y a aussi une statue de Marie avec jésus mort sur les jambes : ça s’appelle une pieta. Dans l’église, il y a une belle photo de Martin Luther King qui s’est battu contre la ségrégation des noirs en Amérique.'

 

Les immeubles du lac

'On a choisi de prendre en photo les immeubles du lac car ils nous impressionnent. Ils sont plus haut qu’au Sri Lanka et on se dit que cela doit être très agréable d’y vivre. Mahmoud a la chance d’y emménager la semaine prochaine. Il espère pouvoir voir le lac de sa fenêtre. Ces immeubles qu’on appelle les choux et que l’on voit au loin nous font penser à une pile de baignoire. C’est drôle de voir des petits bateaux au milieu d’un lac à côté de ces baignoires. Sans doute que ce bateau ne navigue pas. Les reflets oranges sur les fenêtres de la préfecture attirent notre regard et nous rappelle que c’est un lieu important, pour obtenir un visa, une carte de séjour ou un passeport. Nous y sommes tous allés mille fois et nous continuons à regarder son reflet dans l’eau. A Créteil, les bâtiments importants s’organisent tous autour du lac.'

 

L’oeuf : monument à la résistance

'Sur la place de la préfecture de Créteil, on peut apercevoir l’œuf qui est un monument à la résistance. Ce monument a été construit en 1975, il y a 35 ans par le sculpteur Jean Cardot. C’est un monument qui a été commandé par le conseil général du Val de Marne pour se souvenir de la deuxième guerre mondiale et des résistants, qui se sont battus contre les allemands alors qu’ils n’en avaient pas le droit. Il a la forme d’un œuf cassé. En fait, il a la forme de la terre et des différents continents. Il est éclaté, comme la France pendant la Guerre. Il est ouvert, il laisse passer la lumière comme lorsque la guerre s’est terminée. Il rappelle la libération des français par les résistants, comme une sortie de prison. Il rappelle que la France a été attaquée. Il montre que tous les français n’ont pas eu peur des allemands : les fusillés se sont battus contre les allemands et les français ont gagné la guerre. Partout en France, est écrit le nom des héros français qui se sont battus pendant la deuxième guerre mondiale. Nous passons souvent par ce monument qui permet de traverser le boulevard. La première fois que nous avons vu l’œuf, nous ne savions pas qu’on pouvait le traverser. Amadou pensait même qu’il y avait de l’eau. Alors qu’il passe souvent à côté de l’œuf, c’est la première fois qu’il le traverse et qu’il passe en dessous. Il y a cette phrase : « la mort des fusillés a été plus efficaces que des triomphes plus éclatants ». Cela nous rappelle nos héros. « Je suis né pour te connaître, pour te nommer, Liberté ».'

 

 

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Suite à ce travail de collecte de matériaux sur le terrain, les élèves de chacun des établissements participant au projet ont réalisé des diaporamas sur les lieux et espaces observés, décryptés, racontés...