Les ateliers d’ethnographie

Date : 18 mai 2009

Observer, décrire, recueillir…

DSC04150.jpgPour sensibiliser les jeunes à la diversité culturelle, l’association propose des ateliers d’ethnographie de la vie quotidienne. Les élèves sont invités à s’approprier sur une dizaine de séances, les techniques de l’enquête ethnographique, méthode spécifique de l’ethnologie. L’atelier se déroule dans l’environnement des élèves. La « posture » ethnographique qui consiste à observer et décrire le quotidien favorise l’acquisition des apprentissages fondamentaux. En même temps, elle permet aux élèves de recueillir et partager leurs points de vue sur un environnement commun, ici exprimé en récits, photos ou dessins. Le téléchargement de ces documents sur le site portail permet d’élargir le débat.

…à la rencontre de l’Autre

DSCF3311.jpgLa dimension réflexive de l’enquête locale est alors complétée par une ouverture à l’altérité grâce à ‘l’expérience du même’ dès lors que toutes les classes participent à des ateliers sur des thèmes communs de la quotidienneté. Cela permet d’aborder la diversité culturelle par ce qui rassemble et non par ce qui sépare, tout en mettant en avant une certaine spécificité des cultures toujours appréhendées par l’association au sens large du terme, à savoir comme ensembles d’expressions artistiques et culturelles (y compris les langues), de modes de vie, de traditions et de croyances.

Nos ateliers

Deux types d’ateliers sont proposés : les uns, s’inspirant de l’ethnologie urbaine, sont consacrés à l’ethnographie des quartiers ou des « périmètres de curiosité » des élèves; les autres, proposent la découverte de la diversité des patrimoines culturels à travers les collections de musées d’ethnologie et le rapprochement établi par les élèves entre objets d’hier et d’aujourd’hui, d’ailleurs et d’ici. Pour ce dernier volet, l’association a proposé à plusieurs musées d’ethnologie dans divers pays et régions francophones (Bénin, Bulgarie, Cameroun, Egypte, France Nouvelle-Calédonie, Québec, Roumanie, Sénégal, Togo, Vietnam) de créer une plate-forme de coopération appelée « Patrimoines en mouvement » et destinée à valoriser conjointement les collections et fonds numérisés pour en faire des outils pédagogiques susceptibles de favoriser des apprentissages dans les domaines des langues, de l’histoire ou de la géographie. DSCF8642.jpgAu fur et à mesure que se déroulent les ateliers, les « collectes » de documents (écrits, images fixes ou animées) sont téléchargées jusqu’à former une cartographie sensible des espaces de vie quotidiens des élèves pour ce qui concerne les premiers ateliers ; et une exposition virtuelle mêlant objets muséaux et quotidiens pour les seconds. De nombreuses classes (écoles, collèges ou lycées) ont participé à ces ateliers en France, en Belgique et dans une trentaine d’autres pays où les enseignants ont pu lancer un atelier à distance en s’appuyant sur les ressources pédagogiques du site et en pouvant compter sur l’appui des ethnologues. A Paris et en Ile de France, ces ateliers se déroulent très souvent dans des classes accueillant des élèves récemment issus de l’immigration. mini-P1040377.jpg